À Binche, La Louvière ou encore Charleroi, les scènes de coups se multiplient. Cristian a mis le visage de sa compagne en sang à plusieurs reprises. Il est questions de coups de pieds au visage, de coups de poing. Apparemment, Déborah le lui rend bien, ils ont été tous les deux interpellés pour en être arrivés aux mains lors d'une dispute sur les quais de la gare de Charleroi-Sud...

Il s'avère que le problème, comme souvent dans des cas comme celui-ci, c'est qu'il y a une consommation excessive d'alcool et de cannabis. Quand il a comparu devant le tribunal correctionnel ce jeudi, c'est parce que le parquet a décidé de le poursuivre pour coups sur Déborah, à cinq reprises. Mais aujourd'hui ils s'aiment toujours, et ils envisagent même d'avoir un enfant ensemble... D'ailleurs, Cristian le promet: il est sobre depuis deux mois. Il a suivi une cure de désintoxication à Tivoli, il voit un psychologue régulièrement et depuis il se tient à carreau. Il reconnaît encore consommer un peu de cannabis de temps en temps, mais promet que les coups se sont arrêtés. 

Sauf que Cristian avait été arrêté, après "la" scène de coups de trop. Il a passé deux mois en prison, et il a pu sortir à condition de promettre de plus boire, de plus consommer de cannabis, de ne plus voir Déborah... bref, tout ce qu'il n'a pas fait. Le ministère public ne souhaite pas voir Cristian en prison, mais il demande au juge de lui mettre une sérieuse épée de Damoclès au-dessus de la tête en prononçant une peine de 18 mois de prison avec un sursis probatoire strict. 

En apprenant cela, Cristian était en larmes pendant que son avocat tentait de le défendre. Finalement, il pourrait s'en sortir à bon compte, à condition de ne plus jamais boire et ne de plus consommer d'alcool, de continuer ses visites chez le psychologue et de s'engager dans un programme du type "alcooliques anonymes". Pour l'alcool et les coups, Cristian le promet : c'est fini. Pour la consommation de cannabis, par contre, il admet qu'il va avoir du mal à arrêter. Et impossible pour lui, malgré les conseils de son avocat et son engagement pour être libéré de prison, d'arrêter de voir Déborah. 

Le jugement sera prononcé le 27 mai.