A Charleroi, tout est quasiment à l’arrêt…

Dans les activités où le maintien de la distance barrière de 1,5 m ne peut être garantie, les entreprises ont temporairement arrêté. La voirie et l’aménagement urbain en paient le prix fort, avec pour conséquence un allongement des calendriers d’exécution.

Quid de l’ouverture des travaux de rénovation urbaine de la ville haute, dans le cadre du programme Charleroi DC ? Selon la Ville, la crise du coronavirus n’a pas encore d’impact à ce stade : "L’analyse des offres est en cours, c’est une tâche qui incombe aux équipes administratives", explique-t-on au cabinet du bourgmestre en charge de ce dossier. L’adjudication du marché viendra dans la foulée. Ensuite, il faudra attendre l’avis de la tutelle et l’expiration de la période de standstill durant laquelle des recours sont possibles. Les travaux ne pourront commencer avant. Combien de temps ? C’est l’inconnu.

Sur le réseau communal, tous les travaux de voirie sont à l’arrêt : "Cinq grosses exécutions ont dû être suspendues à la demande des entreprises", rapporte l’échevin de tutelle Éric Goffart (C +). Il s’agit des rénovations de la rue Jaumet à Marchienne Docherie, des rues Vigneron et Appaumée à Ransart, des rues du Moulin et de la Chasse à Montignies-sur-Sambre et enfin de la rue Cité Demoulin à Monceau. Pour ne pas s’exposer au paiement de pénalités de retard, les adjudicataires ont demandé à stopper le décompte des délais fixés dans les cahiers de charge. Si un accord de principe a été donné par le service Voirie, les avis de la cellule juridique et de la cellule marchés publics sont attendus par le collège qui aura à trancher. La durée du confinement déterminera le moment de la reprise.

Dans le même esprit, toutes les ouvertures de chantiers sont reportées. "Nos équipes élaborent un planning avec une hiérarchisation. Sur le terrain, un service de garde est mobilisé en permanence pour faire face aux missions urgentes", dit Goffart. Seul un chantier avance au ralenti : c’est celui de la sortie "Palais des expos" du ring R9 en vue de la création d’une bretelle d’accès. C’est un projet de la Sofico pour le compte de la Wallonie.