Quand il se présente devant le tribunal correctionnel de Charleroi, Damien a plein de choses à raconter. Nerveux et empressé de prendre la parole, le trentenaire doit même, à quelques reprises, être rappelé à l’ordre par sa propre avocate. Poursuivi pour plusieurs préventions de violence, Damien a toujours le mot d’explication pour justifier son comportement…

Par exemple, lorsque Damien est contrôlé par la police à Courcelles le 8 décembre 2018 alors qu’il circule avec un véhicule dont les plaques d’immatriculation sont volées et qui n’est absolument pas en ordre, il prétend ne pas avoir été mis au courant par son ami. « Je devais aller voir une fille. Alors j’ai lancé un appel sur Facebook pour avoir un véhicule à prêter. On m’a prêté le véhicule, mais je n’étais au courant de rien. » Damien est finalement trahi par son audition, lorsqu’il avait admis être parfaitement au courant des « défauts » de la Golf.

Ce n’est pas également sa faute lorsqu’il a volé une télévision et une PlayStation à Quentin alors qu’il était hébergé chez lui à Thuin. « Je lui avais avancé 500 euros pour lui acheter des stupéfiants. Il me devait l’argent, alors j’ai récupéré ma dette en sa présence », confie-t-il. Ce dernier parvient encore à justifier son attitude désagréable, le 26 octobre 2019, à Mont-sur-Marchienne quand il a frappé son ex-compagne, son ex-belle-mère et son ex-belle-fille encore mineure à l'époque.

« J’ai essayé de discuter avec mon ex-compagne. Elle avait changé les serrures. Toute la famille est sortie, dont la maman, avec un pavé. Je me suis défendu en les repoussant. » Cette version des faits est à l’opposé de ce qui se trouve dans le dossier, selon le parquet. « Il a menacé de briser une vitre avec le pavé pour se faire ouvrir la porte. Il a repoussé la maman, giflé son ex-compagne et asséné deux coups de poing au thorax de la mineure », corrige la substitute Dutrifoy, qui n’apprécie pas l’attitude de Damien.

Si ce dernier avait, au moins, remis en question son comportement, le parquet ne se serait pas opposé à lui accorder une mesure de faveur. Au lieu de ça, une peine de 18 mois de prison ferme est requise contre celui qui est connu depuis 2011 pour une importante dépendance à la cocaïne, lui provoquant des condamnations correctionnelles, et qui minimise très clairement ses actes.

Pour ne rien arranger à son cas, le trentenaire est également en état de récidive avec un jugement à deux ans de prison du côté de Dinant en août 2019… Jugement le 26 avril.