Walid, détenu à la prison de Jamioulx, n’est pas le premier gars, ni même le dernier, a quitté son pays d’origine pour tenter sa chance en Europe. Lui aussi a cru à l’eldorado européen avant de retomber les pieds sur terre. Sans revenu et sans travail, Walid est tombé dans le monde lucratif des stupéfiants en terre carolo.

Condamné en mai dernier à deux ans de prison avec sursis pour des faits liés aux drogues en novembre 2018, Walid n’a même pas attendu quelques mois pour se relancer dans le commerce. Dès janvier 2019, Walid vend de la cocaïne et de l’héroïne. Durant un an, le jeune homme parvient à ne pas se faire prendre… Le 10 janvier dernier, son business prend fin lorsque la police contrôle son véhicule. Walid tente de prendre la fuite, à pied, et en profite pour jeter un sac rouge dans un sentier.

Les policiers découvrent à l’intérieur 2 510 euros, 30 grammes de cocaïne et 360 grammes d’héroïne avec tout le matériel nécessaire pour assurer un commerce. La défense souhaite que la peine prononcée en mai dernier suffise à sanctionner le trafic de stupéfiants. Si tel est le cas, le ministère public souhaite qu’une peine complémentaire de minimum 3 ans de prison soit prononcée.

Jugement pour le 8 octobre.