Ces samedi et dimanche, les policiers seront partout sur les routes belges dans le cadre du "week-end sans alcool". L’opération commence déjà vendredi soir. 


"Il faut que les conducteurs soient soumis en permanence au rappel de la norme, ces contrôles permettent de faire augmenter le sentiment de risque de se faire contrôler"
, note le porte-parole de la Police de Charleroi, David Quinaux. "On voit que les conducteurs, de façon générale, en prennent conscience, mais il y a encore du travail en perspective."

En 2018 à titre d’exemple, 1 025 conducteurs avaient été contrôlés positifs sur la zone locale de Charleroi, pour 48 630 sur l’ensemble de la Belgique. "D’habitude, on intervient quand il y a des signalements de conduite dangereuse ou des accidents, mais un week-end thématique comme celui-ci est l’occasion d’utiliser la répression pour faire de la prévention", ajoute David Quinaux.

Ce week-end donc, les autoroutes et les rings seront sillonnés par la police fédérale, spécifiquement pour des contrôles d’alcoolémie. Mais les polices locales, partout en Belgique, se greffent également au dispositif pour les routes communales et les agglomérations. "On ne va bien sûr pas annoncer où et quand se feront les contrôles, mais disons simplement que sur Charleroi, il y aura du personnel en permanence sur le terrain ce week-end."

Que risquent les contrevenants ? Une amende allant de 179 à 1 260 euros, et une interdiction de conduire de plusieurs heures, voire un retrait de permis. À partir de 0,50 mg/l (contrôle effectué par un éthylomètre de la police, qui mesure le taux d’alcool dans l’air expiré par les poumons), il peut aussi y avoir un renvoi devant le tribunal, et le juge peut infliger une amende allant jusqu’à 11 000 euros et une déchéance du droit de conduire. Ça ne plaisante pas. Boire ou conduire… il faut choisir.