Touché par de sévères problèmes aux genoux, Willy se présente ce lundi matin à la barre du tribunal correctionnel de Charleroi pour s’expliquer sur la prévention d’attentat à la pudeur que le parquet lui reproche entre septembre 2007 et septembre 2009. La victime serait la jeune Clara, à peine majeure aujourd’hui et âgée de 5-6 ans à l’époque. Clara est la petite-fille de l’ex-compagne de Willy.

Pour ce dernier, il ne fait pas l’ombre d’un doute que son ex-compagne est l’instigatrice de cette accusation. "C’est elle qui a manipulé la petite. Elle manipule tout le monde. Après la séparation houleuse, j’avais encore des contacts avec mon ex-beau-fils. Même lui ne comprend pas cette accusation", affirme avec certitude Willy. Une plainte a été déposée le 6 avril 2018.

D’après la substitut Broucke, Willy a agi après avoir imprimé un dessin à colorier pour Clara. "Il l’a prise sur ses genoux, devant son ordinateur, et lui a demandé de lui faire un bisou pour le remercier." Au moment de faire un bisou sur la joue de Willy, ce dernier aurait tourné sa tête pour faire comprendre à la petite qu’il fallait l’embrasser sur la bouche." Il lui est déjà arrivé de dire à la mineure que si elle voulait des dessins, elle n’avait qu’à descendre durant la nuit. Heureusement, elle ne l’a jamais fait."

La substitut du procureur est également en mesure d’expliquer le délai écoulé entre les faits et le dépôt de plainte. "Elle a simplement eu peur et c’est difficile de faire ça. Elle a eu peur de la réaction de ses parents." Clara semble également avoir eu du mal avec ses histoires d’amour et les garçons durant son adolescence.

Le seul antécédent judiciaire présent sur le casier de Willy ne plaide pas non plus en sa faveur. Et pour cause, puisqu’il a été condamné en 1992 à 4 ans de prison devant la Cour d’appel de Mons pour viol et attentat à la pudeur sur un enfant de moins de 14 ans. Ce lundi, une peine de deux ans de prison ferme a été requise contre Willy. Jugement le 15 mars prochain.