La direction de l’entreprise Technical Airborne Components a annoncé vendredi, au cours d’un conseil d’entreprise extraordinaire, son intention de licencier 175 travailleurs, a indiqué dans un communiqué la CSC Liège-Verviers.

René Petit, secrétaire permanent ACV-CSC METEA, précise qu’il s’agit de l’ensemble du personnel occupé dans cette entreprise, basée à Milmort dans le zoning des Hauts-Sarts et spécialisée dans la fabrication de bielles et composants pour le marché aéronautique.

"Le secteur de l’aéronautique est particulièrement affecté par la crise sanitaire actuelle. Alors que TAC avait investi dans de nouveaux bâtiments peu avant le début de la pandémie, la direction annonce aujourd’hui une possible fermeture totale du site", regrette le secrétaire permanent. Il poursuit : "On se doutait bien qu’il y aurait une restructuration mais, pas aussi rapidement et pas d’une telle ampleur."

Comme ailleurs dans le secteur aéronautique, TAC a eu recours au chômage temporaire pour force majeure depuis le début de la crise du Covid. "Pour limiter les frais, l’usine était fermée une semaine par mois. Au vu des perspectives noires annoncées pour les années à venir, la direction ne voit plus d’avenir pour l’entreprise", déplore René Petit.

La phase 1 de la procédure Renault est lancée, une phase d’information et de consultation lors de laquelle le syndicat chrétien "posera toutes les questions et fera des propositions pour sauver l’emploi et obtenir des garanties pour l’avenir afin de pérenniser l’activité sur le site de Milmort", assure le syndicat. "Malheureusement, la situation est particulièrement difficile pour le secteur de l’aéronautique et deux autres entreprises situées en province de Liège, à savoir Après Hexcel implantée à Welkenraedt et Shur-Lok International, à Petit-Rechain ont déclenché la procédure Renault", conclut René Petit.