C’est en réponse à une interpellation de la conseillère Laura Goffart du groupe Vert Ardent que le bourgmestre de Liège a, ce lundi soir en séance du conseil communal, mis en avant les chiffres de 2020 à Liège relativement à la problématique des violences intrafamiliales. Un phénomène qui semble, avec la crise, en augmentation… même si le nombre de plainte ne reflète pas toujours la réalité.

La conseillère Vert Ardent rappelait en effet ce lundi soir la difficulté que pouvait rencontrer une victime de violences intrafamiliales, lors d’un dépôt de plainte… évoquant "un véritable parcours de la combattante", les plaintes étant parfois jugées de manière subjective voire banalisées insiste-t-elle… D’où cette question posée par la conseillère Vert Ardent : "Le service d’assistance policière aux victimes dispose-t-il de moyens suffisants pour exercer ses fonctions ?".

Rappelant que Liège était "pionnière en Région wallonne pour la campagne du Ruban blanc", le bourgmestre de Liège a pu annoncer que, dès janvier 2021, "une grille de dangerosité établie sur base d’une circulaire des Procureurs généraux sera systématiquement rédigée par le policier intervenant. La validation de certains critères entraînera obligatoirement un avis au magistrat". Une systématisation de l’accueil des plaintes est donc prévue, ce qui devrait permettre d’éviter que celles-ci tombent dans l’oubli doit-on comprendre. Willy Demeyer rappelait d’ailleurs que la zone de police de Liège avait participé au test de validation de cette grille, "elle est prête pour son implémentation".

Dans son intervention, le bourgmestre a toutefois rappelé que la problématique des violences intrafamiliales comprenait aussi, malheureusement, un chiffre noir… de nombreuses plaintes n’étant tout simplement pas déposées. Encore plus en période de confinement.

Depuis le début de l’année 2020 à Liège, les services de police de Liège ont toutefois déjà enregistré 1954 plaintes liées au phénomène des violences intrafamiliales. Et le service d’aide aux victimes a quant à lui pris en charge 967 personnes dans ce cadre. "Tous les PV pour violence font l’objet d’une relecture attentive", a encore insisté le bourgmestre, "et orientent la reprise de contact avec les victimes".