La maison communale ne rouvrira pas avant 2025

Dévastée par les inondations, elle doit aussi faire face à certaines lenteurs administratives.

La maison communale ne rouvrira pas avant 2025
©TONNEAU

Nous l’évoquions en ce début de semaine, une bonne nouvelle a été annoncée à Trooz : dix mois après les inondations qui ont ravagé plus de la moitié des habitations de la commune (lire ci-dessous), les services communaux, fortement affectés également, sont enfin réunis sur un seul et même site. En l’occurrence, ils le sont dans les bâtiments de l’ancien Musée auto rétro ainsi que dans des espaces de conteneurs associés.

Ce rassemblement doit faciliter la vie des citoyens, relativement aux démarches administratives… mais il pose également la question de l’avenir de la maison communale (hôtel de ville), située rue de l’Église, à quelques pas de la Vesdre.

Comme de nombreuses habitations en effet, la maison communale a été ravagée lors des inondations et, aujourd’hui encore, elle se trouve dans le même état qu’il y a dix mois. Selon le bourgmestre Fabien Beltran, il faudra par ailleurs deux à trois années avant que le bâtiment ne soit totalement réhabilité. En d’autres termes : pas avant la fin de la législature, fin 2024 voire début 2025…

Un bureau d’études

"Nous avons d'ores et déjà mandaté la Spi [NdlR : intercommunale, agence de développement économique pour la Province de Liège] afin qu'un bureau d'études se charge d'étudier la rénovation du bâtiment communal, nous explique le bourgmestre de Trooz. Mais le problème que nous rencontrons, en tant qu'entité publique, est que nous avons des procédures à respecter. Et entre la rédaction du cahier des charges et le lancement effectif du marché, il y a plusieurs mois qui peuvent se passer, parfois six ou sept mois."

Un délai particulièrement préjudiciable doit-on comprendre vu l'état du marché. En effet, outre la pénurie de matériaux, les coûts sont également très fluctuants… et l'écart financier entre ce qui est planifié aujourd'hui et ce qui sera effectivement facturé demain peut être énorme.

Seul espoir : que le marché se stabilise… "mais nous en sommes toujours aux prémices", avoue le mayeur de Trooz.

Une situation que rencontre également la commune de Chaudfontaine avec le bâtiment de Vaux-sous-Chèvremont et qui ne concerne pas que les bâtiments communaux.

"Par exemple en effet, nous avons introduit un des montants les plus importants au Fonds des calamités, pour tout ce qui n'est pas pris en compte par les assurances, les routes, les panneaux de signalisation et d'autres choses"… Un montant de 32 millions d'euros censé couvrir les frais mais qui pourrait, in fine, devenir 35 millions dans les faits, voire plus.

Encore 500 maisons sinistrées

Si ces derniers ont été touchés à des degrés divers par les inondations, ils sont bien plus de la moitié sur la commune à avoir subi les conséquences de la montée des eaux… des caves inondées pour certains, des maisons dévastées pour d’autres. Sur les 8 500 habitants de Trooz en effet, ce sont 4 700 personnes qui ont été touchées pour un total de plus de 2 200 maisons.

Où en sont les chantiers "privés", dix mois après la catastrophe ?

2 200 touchées

"C'est difficile à estimer, explique le bourgmestre Fabien Beltran, car certains habitants sont toujours domiciliés à Trooz mais n'y habitent plus. D'autres ont réinvesti leur logement alors que les travaux ne sont pas du tout terminés, ils campent dans leur propre maison. Mais on estime à la grosse louche qu'entre 300 et 500 habitations sur les 2 200 touchées sont encore en cours de rénovation."

Pour certaines, les travaux sont effectivement en cours mais, pour d’autres, les travaux n’ont pas encore débuté ; faute de disponibilité des corps de métier, de litige avec les assurances… ou simplement par manque de moyens.

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