Il avait déjà été violent

Assises Deuxième jour du procès de Laurent Silien, accusé du meurtre de sa compagne.

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Il avait déjà été violent
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Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont été entendus mardi lors du procès à la cour d’assises de Liège de Laurent Silien, un Liégeois de 38 ans accusé de vol avec circonstance aggravante de meurtre sur sa compagne.

Dans la soirée du 3 juillet 2019, Laurent Silien a frappé à plusieurs reprises sa compagne, âgée de 56 ans, avec une batte de baseball dans le logement qu’elle occupait à Neupré.

L’enquête de personnalité et de moralité sur la victime et l’accusé a été présentée mardi à la cour d’assises de Liège. Les enquêteurs ont découvert que Karine Iskounene possédait, avant les faits, quatre maisons, notamment à Esneux, Soumagne et Embourg, ainsi qu’un mobile-home à Vidauban en France.

L’ensemble de ces biens ont été vendus avant les faits, alors qu’une des maisons était léguée à ses filles. Elles ont intenté une action en justice pour récupérer leur dû.

L’argent que possédait le couple était principalement dépensé dans des voyages, une à deux fois par an. Laurent Silien a expliqué dans l’une de ses auditions qu’il leur arrivait de dépenser 10 000 euros pour un séjour.

Quelques témoins interrogés durant l’enquête ont raconté que l’accusé a volé de l’argent à plusieurs reprises à la victime, notamment en utilisant sa carte de banque. Il s’en servait pour payer le loyer chez sa compagne. Laurent Silien a lui-même reconnu cette utilisation dans une audition antérieure au procès.

Des témoins entendus lors de l’enquête ont détaillé que l’accusé avait déjà été violent à plusieurs reprises avec sa compagne. En décembre 2018, une des filles de Karine Iskounene a vu Laurent Silien la secouer de manière violente. Au carnaval de Tilff, en 2019, l’accusé a tiré violemment la victime par le bras alors qu’elle tenait sa fille dans ses bras.

D’après l’accusé, Karine Iskounene lui avait dit, le jour du drame, qu’elle souhaitait partir s’installer en France. Il se serait senti abandonné, car il ne voulait pas quitter la Belgique, avait-il confié au cours d’une audition antérieure au procès.

L’alcool était aussi devenu plus fréquent chez Karine Iskounene, quelques mois avant les faits. Les témoins interrogés lors de l’enquête ont précisé que la victime buvait plus qu’auparavant et qu’elle était souvent ivre.

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