Assises Liège : Fabrice Casse était timide et ne supportait pas le sentiment d'abandon

La cour d'assises de Liège a poursuivi mercredi matin les auditions des témoins de moralité au procès de Fabrice Casse, accusé des assassinats de Françoise Donckers et de sa fille Mya Huberty.

Assises Liège : Fabrice Casse était timide et ne supportait pas le sentiment d'abandon
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La cour d'assises de Liège a poursuivi mercredi matin les auditions des témoins de moralité au procès de Fabrice Casse, accusé des assassinats de Françoise Donckers et de sa fille Mya Huberty. L'accusé a été décrit par ses sœurs comme un garçon timide et qui ne supportait pas le sentiment d'abandon. Les faits reprochés à l'accusé s'étaient déroulés le 26 août 2020 à Spa. Françoise Donckers, âgée de 40 ans, avait été tuée de plusieurs coups de couteau. Sa fille âgée de 12 ans, Mya Huberty, avait également été tuée de plusieurs coups de couteau.

La cour a poursuivi les auditions des différents témoins qui évoquent la personnalité de l'accusé. La sœur ainée de Fabrice Casse a décrit une vie de famille qui ne posait pas de difficultés essentielles, même si le père se montrait sévère envers les enfants et connaissait des problèmes de boisson. Sur le plan scolaire, Fabrice Casse était un élève calme et sérieux, selon sa sœur, mais il connaissait des problèmes de harcèlement. Ennuyé par les autres élèves, il avait du mal à se défendre par lui-même. Ses sœurs intervenaient alors en sa faveur.

Fabrice Casse est décrit comme un garçon timide et réservé par les membres de sa famille. Il n'a pas beaucoup d'amis. Il a eu peu d'activités professionnelles. Plus jeune, il avait travaillé à la RSPA de Stembert, où il promenait les animaux. Il a ensuite travaillé dans une fabrique de chocolat, mais il a été licencié, car il ne s'y sentait pas à l'aise et ses employeurs l'ont retrouvé endormi dans les douches sur son lieu de travail.

Sa sœur ainée a exposé qu'il pouvait se montrer jaloux à l'égard de ses copines, mais il n'était pas possessif. Avec Françoise Donckers, il avait fait des démarches pour tenter une vie commune. Mais il disait aussi qu'elle ne l'aimait pas, qu'elle lui faisait du mal et qu'il avait une mauvaise vie. Il se sentait encore rejeté. La sœur a encore précisé que les faits commis, qu'elle considère choquants, ne correspondent pas à sa personnalité timide.

Une autre sœur de l'accusé a insisté sur l'enfance difficile vécue par Fabrice Casse. Son père biologique l'avait abandonné et ne l'avait jamais reconnu. Son beau-père, dont il porte le nom, était un homme violent qui lui infligeait des punitions et le frappait. Il a manqué d'une réelle référence masculine durant son enfance. A l'école, Fabrice Casse rencontrait des difficultés d'apprentissage et de discipline lorsqu'il se montrait impulsif. Mais, même s'il pouvait se montrer grossier, il n'avait jamais frappé personne.

Au début de sa relation avec Françoise Donckers, Fabrice Casse donnait l'impression de vivre une relation de couple normale. Les disputes de couples ont été décrites comme banales. Selon sa sœur, Fabrice Casse parlait en bien de Françoise Donckers, mais il ne se sentait pas bien lorsqu'il n'était pas en sa compagnie, car il se sentait encore abandonné. Fabrice Casse et Françoise Donckers communiquaient beaucoup en visio-conférence, car ils avaient le besoin de se voir en permanence. Selon la sœur de l'accusé, Fabrice Casse trouvait que Françoise Donckers avait peu d'autorité sur sa fille Mya. Il considérait la jeune fille comme capricieuse, car elle insistait pour obtenir ce qu'elle désirait.

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