La CGSP interpelle la ministre de l'Education sur les écoles sinistrées: "Il y a des emplois qui sont menacés"

Des affiliés de la CGSP se sont réunis lundi matin, dès 08h30, devant le bâtiment de l'Institut des Techniques de l'Industrie et de l'Automobile (ICTIA) situé quai du Condroz, à Liège.

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La CGSP interpelle la ministre de l'Education sur les écoles sinistrées: "Il y a des emplois qui sont menacés"
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Ils s'inquiètent du sort des enseignants à la rentrée dans les établissements touchés par les inondations et dénoncent l'absence de décision du gouvernement à leur sujet. Près d'un an après les inondations de juillet 2021, les écoles qui ont subi de lourds dégâts ne sont pas complètement remises en état. Et certains quartiers ont perdu des habitants, et donc des élèves. C'est le cas par exemple du Centre d'Enseignement Secondaire Léon Mignon par son implantation ICTIA, qui a subi des dégâts matériels considérables, et a perdu une cinquantaine d'élèves sur les 800 que comptait l'établissement.

Or, le nombre de membres du personnel enseignant est calculé selon le nombre d'élèves. La ministre francophone de l'Éducation avait pris l'an dernier une mesure exceptionnelle pour maintenir le personnel en place, même en cas de baisse du nombre d'écoliers. La CGSP se mobilise pour que cette mesure soit prolongée.

"Il y a des emplois qui sont menacés puisque les écoles proméritent un certain nombre de professeurs en fonction de leur nombre d'élèves", explique Timothée Hubart, délégué syndical. "C'est le fonctionnement même de l'école qui est menacé aussi, à partir du moment où on doit organiser les choses avec une dizaine de collègues en moins."

"On a beaucoup d'élèves du quartier qui ont été sinistrés et qui ne savent plus venir à l'école aussi facilement ou qui ont changé d'établissement", ajoute-t-il. "Si on veut relancer l'école et lui permettre de refonctionner correctement, on a besoin de ces emplois."

"La ministre avait promis qu'elle ne toucherait pas aux emplois. Nous sommes fin juin et nous ne savons pas si les emplois sont maintenus ou passent à la trappe", dénonce le délégué.

Ainsi, 24 élèves de l'ICTIA ont déménagé à cause des inondations, 13 n'ont pas souhaité revenir quand ils ont constaté l'état des ateliers et une quinzaine a arrêté l'école pour aider leur famille. Au total, entre 10 et 15 équivalents temps plein (ETP) sont menacés.

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