Aywaille : Il pète les plombs lors d’une fête de famille

L’homme a frappé sa soeur et sa compagne au point de provoquer une blessure nécessitant une opération

Sarah Rasujew
Aywaille : Il pète les plombs lors d’une fête de famille
©D.R.

Hugues, 28 ans, un habitant de Vielsalm, a été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de dix mois de prison avec sursis probatoire pour avoir porté de violents coups à sa compagne et sa soeur lors d’une fête de famille qui s’est déroulée en 2021 à Aywaille. L’homme a développé une violence peu commune lors de cette soirée. Les faits se sont produits au domicile du père d’Hugues le 29 décembre 2021.

Dans le courant de la soirée, Hugues a bu une grande quantité d’alcool. Il a été en proie à une vive émotion. Il s’est alors montré d’une violence inouïe. Il a porté des coups à sa compagne. Il l’a poussée contre un poêle à bois. Il a également porté un coup de poing à l'œil de sa sœur. Ce coup a été si violent, qu’il a provoqué une fissure à l’arcade sourcilière de la dame. Cette blessure était si grave, qu’elle a nécessité une intervention chirurgicale qui a été programmée quelques jours après les faits. Hugues a été mis à la porte du domicile. Cela ne l’a pas calmé…

En effet, il a brisé la porte vitrée de l’habitation pour pénétrer à nouveau dans les lieux ! Une fois à l’intérieur, il a commencé à violemment casser du mobilier. La police a dû intervenir sur place. Hugues est resté au commissariat de police et a été entendu. Il a admis qu’il avait volontairement cassé la porte alors qu’il avait été mis dehors. Il a par contre prétendu qu’il avait involontairement cassé le mobilier et la vaisselle qui se trouvaient chez son père. Entendu à l’audience devant le tribunal, il a déclaré qu’il avait des souvenirs flous des faits. Il a par contre admis avoir commis les violences, mais également la destruction de la porte et des objets mobiliers qui se trouvaient à l’intérieur.

Les victimes ne se sont pas constituées parties civiles à l’encontre du prévenu. Le tribunal a tenu compte du trouble causé à l’ordre public et social, de la nécessité de rappeler au prévenu que le respect de l’intégrité physique de chacun constitue l’une des règles de base de la vie en société, mais aussi la nécessité de lui rappeler également le respect dû aux biens d’autrui. Le juge a aussi souligné l’impulsivité manifestée par le prévenu et de son incapacité à la maîtriser et de la nécessité, enfin, de sanctionner l’anormalité de son comportement. Le condamné devra, entre-autres, suivre une formation de gestion de la violence et une thérapie régulière chez un psychologue ou un psychiatre.

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