Nouvelles gares : "de la poudre aux yeux"

Liège Le respect du plan de transport exige davantage de moyens, estime la FGTB.

Nouvelles gares : "de la poudre aux yeux"
©TONNEAU

Un total de 22 000 trains supprimés durant le premier semestre de 2022 et, depuis deux ans, 1 500 emplois en moins au sein de la SNCB… ce sont les chiffres évoqués ce mercredi matin par la FGTB Liège-Huy-Waremme qui, en cette journée de grève sur le rail (60 % des trains ne roulaient pas entre ce mardi 22 h et ce mercredi 22 h), avait organisé une mobilisation et une prise de parole, devant la gare des Guillemins à Liège.

Ce que dénonce principalement le syndicat socialiste en effet, c’est le (grand) manque d’investissement, qui tranche avec le discours et les plans présentés doit-on comprendre.

Un désinvestissement qui "ne permet pas un accueil digne pour les usagers du service public de transport ferroviaire"… La volonté est donc un refinancement rapide et important sur le rail…

"Nous estimons en effet que, pour rencontrer les objectifs fixés dans le plan de transport, il faudrait engager 600 personnes supplémentaires à la SNCB ; quant aux besoins financiers, nous les chiffrons à près de 3 milliards", nous confiait ce mercredi matin Anthony Signorino-Gelo, secrétaire des cheminots de la CGSP Liège-Huy-Waremme… "un refinancement qui permette, enfin de constituer une véritable colonne vertébrale de mobilité en Belgique. De plus, une offre renforcée correspond aux exigences climatiques et environnementales qui sont les nôtres".

Chaudfontaine, Ougrée, Seraing… et après ?

En région liégeoise, les investissements consentis par la SNCB ont pourtant permis la réouverture de trois points d'arrêts, ces dernières années. À savoir Chaudfontaine, Ougrée et Seraing. Ce n'est pas rien… "Certes, le plan de transport est très ambitieux et nous en sommes heureux", poursuit le secrétaire des cheminots, "mais le problème est qu'il y a beaucoup d'effets d'annonce mais qu'après, les moyens ne suivent pas. C'est de la poudre aux yeux". Difficile dès lors d'être plus ambitieux encore en exigeant, du côté du personnel, la réouverture d'autres gares.

"On en demande toujours plus aux travailleurs, au niveau de la productivité. Il n'y a même plus le respect du temps de travail et des temps de repos comme le prévoit la loi", insiste le syndicaliste. "Clairement, il n'y a pas assez d'effectifs aujourd'hui à la SNCB, c'est une priorité".

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