Mauvaise nouvelle pour les travailleurs de TI Group Automotive Systems Belgium à Wandre : la direction a annoncé jeudi, lors d’un conseil d’entreprise, son intention de licencier 40 travailleurs (34 ouvriers et 6 employés) sur les 117 occupés sur le site liégeois !

Active depuis 56 ans dans le secteur des fabrications métalliques, produit du feuillard cuivré destiné à 85 % pour l’industrie automobile sur quatre continents, cette entreprise basée à Wandre fait partie d’une multinationale américaine qui possède 111 sites de fabrication dans 28 pays. Les trois sites implantés en Belgique occupent 468 personnes.

La raison invoquée quant à cette restructuration serait une volonté de se repositionner sur un marché de l’automobile en profonde mutation de manière à rester compétitive, indique ce vendredi la CSC liégeoise, qui réagit à l’annonce. On évoque le durcissement des normes "antipollution", les normes "euro", les alternatives au moteur thermique ainsi que la crise du Covid.

"Sans passer par des plans à 5 ans qui ont toujours abouti, grâce à la négociation, à des réorganisations en interne, la décision est d’autant plus brutale pour le personnel et ses représentants syndicaux ! À ce choc se mêle de la frustration liée au fait que Ti Wandre a omis de passer par le comité d’entreprise européen alors que c’est l’instance qu’il aurait dû consulter en premier", dénonce aujourd’hui le syndicat chrétien. "Cette nouvelle annonce ne fait que renforcer nos craintes pour l’emploi en région liégeoise. La situation est chaque jour plus préoccupante", s’exclame René Petit, secrétaire permanent CSC Metea. "Il est extrêmement urgent que le gouvernement prenne des mesures à la hauteur de la tempête qui nous balaie !"

La phase d’information et consultation de la procédure Renault débute le 9 février. "Nous allons mettre à profit cette phase 1 pour présenter des alternatives solides afin de préserver l’emploi et de pérenniser l’activité sur le site de Wandre".

M.B.