Le ministre-Président germanophone, Oliver Paasch, a annoncé lundi dernier en séance plénière d’importants travaux au centre de sports et de loisirs de Worriken. Quelque 50 millions d’euros devraient être investis par la Communauté germanophone d’ici 2026 sur le site du lac de Bütgenbach. Le projet, qui vise notamment à limiter les consommations d’énergie, a été présenté la semaine.

Chaque année, les installations du site, qui a vu le jour en 1976, attirent des milliers de visiteurs et génèrent environ 80 000 nuitées annuelles. En transformant le site, les autorités espèrent en accueillir encore davantage.

D’ici 2026, le complexe devrait donc être pourvu de nouvelles installations sportives et de loisirs mais aussi de nouveaux logements, beaucoup moins énergivores. Au niveau des infrastructures sportives, il est prévu de construire une nouvelle piscine sportive, un terrain multi-sports, une aire d’athlétisme et une plaine de jeux.

Vue sur le lac

Les hébergements actuels devraient être modernisés tout comme les espaces de restauration, qui devraient être agrandis. C’est ainsi que huit nouvelles maisons de vacances, avec vue sur le lac seront par exemple construites du côté de la "péninsule de Gibraltar", a-t-on appris lors de la présentation du projet.

"Nous allons également construire des logements pouvant accueillir notamment des groupes scolaires. Avec une centaine de nouvelles chambres, disposant chacune de leur propre salle de bains, nous pourrons recevoir quelque 360 personnes", peut-on lire sur la page internet du centre de loisirs et de vacances.

Si ces investissements paraissent énormes, la Communauté germanophone espère qu’ils seront rentables assez rapidement car, outre le tourisme local, ces installations attirent de nombreux visiteurs étrangers. "Avec ce montant considérable, nous n’investissons pas seulement dans l’infrastructure de Worriken, nous investissons dans l’avenir de l’est de la Belgique, dans les personnes qui y vivent et dans les hôtels qui contribuent à la croissance économique de notre communauté", a conclu Oliver Paasch.