Désormais fusionné avec celui de Huy-Waremme mais aussi de Verviers, le centre Ifapme de Liège a également à sa tête une nouvelle directrice qui a succédé il y a peu à Jacques Wilkin. Âgée de 42 ans et diplômée en sciences de l’éducation, Anne-Sophie Joskin a effectué toute sa carrière au sein du centre de formation.

Directrice du centre de Liège, mieux connu sous le nom de "Château Massart", dès 2014 puis DG adjointe de l’ASBL dès 2017, elle a connu en 2019 la fusion de Liège et Huy-Waremme avec Verviers. Laquelle est selon elle "une bonne chose car elle permet de coordonner l’offre de formation au niveau provincial".

Ce qui n’empêche pas aux dires d’Anne-Sophie Joskin "une déclinaison des formations au niveau des bassins d’emplois". Et de faire référence aux spécialisations du centre de Huy-Waremme en métiers de bouche et en environnement ainsi que de celui de Verviers en alimentation et en construction. "Nous avons des projets d’extension au secteur du bois ainsi qu’en matière de formation continue", explique-t-elle, disant l’importance tant du lien avec le monde de l’entreprise que de l’échange entre formation continue et formation en chef d’entreprise.

Quant aux formations, elles sont voulues de plus en plus sur mesure. L’Ifapme, ce sont 120 collaborateurs et 1500 formateurs mais aussi 1500 jeunes en apprentissage, 4800 apprenants en formation en chef d’entreprise et 12600 en formation continue. Cela fait 60 ans que le centre forme des jeunes et des moins jeunes. 30 métiers sont concernés en formation continue et une centaine en formation en chef d’entreprise. "On constate que très peu de métiers disparaissent", épingle Anne-Sophie Joskin, ne souhaitant pas diminuer l’offre de formations.

Il s’agit plutôt de proposer de nouveaux métiers, par exemple dans le domaine du numérique. D’autres illustrations sont évoquées telles que des thématiques en lien avec le retour à la nature ou avec les circuits courts. Et sa directrice d’insister sur la nécessité pour le centre de "rester attentif à l’évolution des secteurs".

Alors que "les chiffres sont plutôt bons", la rentrée est particulière, Covid oblige. "Nous appliquons un code couleur propre à l’Ifapme et nous déplorons une hausse du nombre de cas, ce qui implique des adaptations".