"Yes we plant", tel est désormais le mot d’ordre de la Wallonie en matière environnementale. En effet, la Région entend planter pas moins de 4 000 kms de haies et/ou 1 million d’arbres durant la législature.

Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, toutes les initiatives sont pour ainsi dire bonnes à prendre. Et c’est ainsi que la ministre en charge, Céline Tellier (Ecolo), était notamment il y a peu en Basse-Meuse.

Et ce dans le but d’assister au début de la plantation de plus de 3 kms de haies d’ici février. Ce projet a été lancé par les locales Ecolo de Bassenge et d’Oupeye, rejointes par trois producteurs bio et deux associations d’insertion socioprofessionnelle.

Mais il n’y pas qu’en Basse-Meuse, ou encore à Awans où le collectif citoyen "Planteurs d’avenir" est à la manœuvre, que de telles initiatives sont menées. C’est donc aussi le cas à Esneux (ci-contre).

Il arrive que ce soient les communes elles-mêmes qui prennent la main. Ce fut d’ailleurs le cas à Crisnée où le bourgmestre Philippe Goffin (MR) a fait de ce sujet une priorité. "Nous n’avons pas attendu la Région puisque cela nous plantons depuis l’an 2000".

Coup d’accélérateur

Mais le processus, entamé de longue date, s’est accéléré ces dernières années. La commune a procédé, avec l’aide de citoyens, à la plantation de haies de charmes en différents endroits. Des essences indigènes jugées très résistantes au climat.

La première zone concernée est située à l’arrière du site de Crisnée Demain, soit en l’espèce le projet phare de la commune. La deuxième est quant à elle située le long de la RN3 à hauteur d’Odeur. Des "blocs" de charmes sont plantés autour des arbres.

Plusieurs avantages sont évoqués par le bourgmestre, en termes d’entretien ou encore de biodiversité. "On s’est fixé comme objectif de couvrir 10 % de nos 69 km de voiries". Un coup d’accélérateur a été donné l’an dernier avec le concours de personnes condamnées à des travaux d’intérêt général. "On a planté autant que les 20 années précédentes".