Alors qu’il débutait sa visite au Sart Tilman, José Manuel Barroso a été interpellé par des représentants des sidérurgistes d’ArcelorMittal.

Parmi les membres de la délégation, on retrouvait Jordan Atanasov, le secrétaire régional de la CSC Métal.

"On voulait sensibiliser le président de la Commission européenne par rapport à la situation de la sidérurgie liégeoise", explique-t-il.

La délégation a été bien accueillie. Ce n’est pas pour autant que les syndicalistes se bercent de faux espoirs. "On a pu se rendre compte qu’il connaît bien la situation. Il dit y être attentif mais il y a d’une certaine manière un pas qui n’est pas franchi : il n’y a pas d’engagement. Il reconnaît de manière implicite qu’il n’a pas d’influence sur le marché", poursuit Jordan Atanasov, qui attendait que Monsieur Europe soit le garant de "plus d’Europe".

Un peu plus tard lors de cette visite, c’est une quinzaine d’agriculteurs qui ont profité de l’occasion pour rencontrer José Manuel Barroso.

Les producteurs de lait étaient présents au Sart Tilman afin de lui expliquer les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

"Actuellement, pour un litre de lait vendu, nous touchons 35 cents alors que le coût de production est de 45 cents, sans tenir compte de la main-d’œuvre", a exposé Erwin Schöpges, président du Groupement belge des producteurs (MIG).

"C’est, pour moi, une possibilité de voir comment ça se passe. C’est pour cela que j’ai voulu voir les représentants des sidérurgistes et les agriculteurs", a expliqué José Manuel Barroso.

Même si les sidérurgistes comme les producteurs de lait ont eu l’impression d’être écoutés, ils ne considèrent cependant pas être entendus dans leurs revendications.