Cette baisse s'explique par le report des consultations et ne signifie donc pas qu'il y a moins de cancers de ce type. "Il y a 40 à 50% de cancers du sein dont le diagnostic n'est pas posé et que l'on va peut-être commencer à découvrir si on ne réduit pas, à nouveau, les activités", pointe le professeur Coucke.

Le CURe est le fruit d'une collaboration entre les trois hôpitaux liégeois (Groupe santé CHC, CHR de la Citadelle, CHU de Liège) et Vivalia (hôpital de Libramont, en province du Luxembourg). Le centre est installé dans les nouvelles infrastructures de la polyclinique Sainte-Rosalie, qui dépend du CHR de la Citadelle, et offre une alternative en radiothérapie aux patients qui préfèrent se faire soigner au centre-ville.

L'investissement s'élève à huit millions d'euros.

La radiothérapie est un traitement anti-cancer par rayonnement. Elle se pratique de manière préventive ou curative, pour tous types de cancers. "L'avantage de la radiothérapie, c'est qu'elle coûte beaucoup moins cher que d'autres traitements et se montre plus efficace que la chimiothérapie. Son autre avantage, c'est que les effets secondaires sont localisés dans la zone irradiée. La chimiothérapie vise des métastases à distance tandis que la radiothérapie traite une zone bien précise", explique le responsable du CURe.

Chaque année, 2.700 cancers sont diagnostiqués dans les quatre structures à présent rassemblées dans le CURe.