Le 10 décembre, Nathalie, de Herstal, a adopté Marco, un pinscher de 7 mois, aveugle. Contrat a été signé avec le refuge Animal sans logis, basé à Neupré.

L’euphorie sera de courte durée : " Le 27 décembre vers 22 h, il s’est mis à faire des crises d’épilepsie et à claquer des mâchoires. J’ai appelé la vétérinaire du refuge qui m’a proposé de venir en consultation le lendemain. Je ne pouvais pas attendre. J’ai appelé un vétérinaire de garde. "

La suite est glauque. Marco est en état d’hyperthermie. Il souffre d’une maladie congénitale, d’une hydrocéphalie, soit d’une augmentation du volume de liquide dans le cerveau. Les chances d’amélioration sont nulles. L’euthanasie instantanée s’impose. " Je trouve honteux que le refuge m’ait vendu, pour 200 €, un chien malade et sans aucune espérance de vie. Le directeur s’est juste excusé. Je soupçonne d’avoir été dupée, qu’on m’a caché sa maladie. Ce petit chien, je l’ai aimé de tout mon cœur, je suis aussi remplie de tristesse de l’avoir perdu ", témoigne Nathalie, qui a adressé un mail au refuge le 1er janvier signalant, de surcroît, qu’elle en avait eu, outre le coût de l’adoption, pour 200 € de frais de vétérinaire (" sous garantie durant un mois ") et 100 € pour la crémation. Mail resté sans réponse

Du côté du refuge, on se dit triste : " Ce mail, je ne l’ai jamais reçu. Sans doute s’est-il perdu dans la masse ", répond tout d’abord François Marcotty, directeur du refuge. " Il est vrai que, lorsque j’ai eu cette dame au téléphone, je ne lui ai pas proposé un remboursement. Nous ne le faisons jamais. La vie d’un animal et le silence d’une adoptante, ça ne se monnaie pas. Ce n’est pas pour les 200 €. Nous ne faisons aucun profit, nos comptes n’indiquent aucune marge. Elle avait mon numéro de GSM, elle pouvait m’appeler. Nous n’étions pas au courant de sa maladie, il n’y avait aucun symptôme. Ce serait de la folie de céder un animal gravement malade pour après risquer d’avoir une tonne d’ennuis. On peut faire passer tous les examens possibles à nos animaux pour être certains qu’ils n’ont rien mais il nous en coûterait 5 000 €. Et donc le coût de l’adoption passerait à 1 000 €. Il est vrai aussi que notre vétérinaire ne s’est pas déplacée le soir même. Mais, dans ce cas-ci, cela n’aurait rien changé. Un remboursement des 200 € ? Nous restons disponibles pour en discuter."