Après l’évacuation de près de 150 000 tonnes de déchets (bois, métal, plastique) issus de la catastrophe, acheminés vers les filières de valorisation (70 % recyclés, 30 % incinérés pour production d’énergie), la Spaque s’attaque à l’évacuation et au traitement des terres charriées le long des routes. La quantité totale à traiter est estimée à 150 000 t ou 85 000 m3, soit l’équivalent de 23 piscines olympiques.

Les terres, stockées un temps sur le territoire des communes sinistrées, sont acheminées sur la portion d’autoroute A601, qui avait déjà servi au stockage des déchets des inondations (80 000 tonnes) jusqu’en février dernier.

Après l’octroi d’un premier permis qui lui permet de stocker un maximum de 50 000 tonnes à la fois sur l’A601, les terres étant rangées par lot de 500 m3, la Spaque vient de recevoir son nouveau permis pour l’installation de cribleuses.

Afin de pouvoir procéder au traitement sur place des terres, la Spaque avait en effet introduit une demande de prolongation et de modification du permis de stockage qui lui avait été octroyé pour les déchets. La demande acceptée, des cribleuses seront installées sur le site afin de séparer les divers matériaux (terres, pierres, déchets, etc.). Ces matériaux seront ensuite évacués vers des centres de valorisation. "Des analyses seront également réalisées dans les terres afin de mettre en évidence la présence éventuelle de pollution. Le cas échéant, celles-ci feront l’objet d’un traitement en centre agréé", explique la Spaque.

Criblage

"Le processus d’attribution du marché est en cours. L’attribution est prévue pour le 17 juin", note la porte-parole Caroline Charlier. Le chantier de traitement des boues pourrait démarrer début août, "après les congés du bâtiment", avec "la première quinzaine d’août l’installation du chantier, et la deuxième quinzaine le début du criblage", tandis que les premières évacuations de terre débuteraient en septembre. La durée totale des travaux est estimée à au moins 6 mois.