Liège Il a fait moult voyages dans des pays situés sur la route des clandestins.

Murtadha, 44 ans, encourt 4 ans de prison pour son implication supposée dans un trafic d’êtres humains au départ de l’Irak, son pays d’origine.

En 2011, un père et sa fille ont déposé plainte pour menaces, à son encontre, à Namur. Ils ont expliqué que l’homme était un passeur de clandestins. Cette plainte n’aurait pas abouti.

En 2012, une deuxième plainte émanant des mêmes personnes est parvenue aux autorités. Ces personnes ont déclaré que Murtadha les avait séquestrées dans une maison et réclamait une somme complémentaire de 26 000 euros pour les avoir aidés à venir en Belgique.

Des perquisitions ont été réalisées chez Murtadha et son épouse. Les enquêteurs y ont trouvé 28 documents d’identité papier, 22 copies de passeports irakiens sur un ordinateur, des signatures, des billets d’avion et des documents avec de jeunes enfants âgés de 2 ou 3 ans.

Il est apparu que l’homme, qui touchait un peu plus de 1 000 euros par mois du CPAS, menait une vie qui n’était pas en rapport avec ses revenus. Ainsi, en une seule année, il a réalisé une dizaine de voyages dans des pays qui se trouvent sur la ligne des clandestins qui viennent en Europe au départ de l’Irak.

"Je suis agent de change pour la banque centrale d’Irak", a déclaré le prévenu. Le suspect a reçu des versements de plusieurs milliers d’euros sur son compte.

Le substitut a requis 4 ans de prison. La défense a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute.