Ce mardi en tout début d'après-midi, une dizaine de personnes ont mené une action visant à dénoncer les souffrances infligées aux animaux dans les laboratoires de l'Université de Liège.

"Chaque année en Belgique, pour l'ensemble des laboratoires, 500.000 animaux sont utilisés pour des expériences. A l'Université de Liège, on utilise aussi bien des chiens que des lapins, souris ou poissons", soulève Solange T'Kint, présidente de l'ASBL S.E.A (Suppression des Expériences sur l'Animal).

L'action, à laquelle s'est jointe l'association Extinction Rebellion Animal, s'est déroulée place du XX Août, face à l'Université de Liège. A l'aide de banderoles et d'accessoires, les participants entendaient sensibiliser les passants, ainsi que les étudiants, aux souffrances infligées aux animaux dans les laboratoires.

Ces associations de défense animale demandent un renforcement des contrôles dans les laboratoires par des vétérinaires indépendants qui seraient spécifiquement dédiés à cette tâche ainsi que le recours à des alternatives aux expériences sur des animaux, comme recommandé par une directive européenne. Elles souhaitent également que l'on intègre dans les commissions d'éthique des professionnels ayant recours à des méthodes alternatives ainsi que des représentants d'associations de défense animale. "Comme l'a proposé la ministre du bien-être animal, Céline Tellier, mais face à une levée de boucliers des laboratoires, la loi a été bloquée", poursuit Solange T'Kint.

Celle-ci ajoute qu'une demande a été formulée auprès de l'inspection vétérinaire afin de racheter des animaux qui ne sont plus utilisés après des expériences. "Car ce qu'il y a de révoltant, en plus des expériences sur les animaux, c'est que ceux-ci, peu importe leur état, sont euthanasiés", relève Jos Gerné, vice-président de l'ASBL S.E.A.