Le tribunal correctionnel de Liège a entamé l’examen d’un dossier à charge d’une mère âgée de 46 ans et de son compagnon âgé de 41 ans qui doivent répondre de non-assistance à personne en danger pour l’une et de coups, traitement dégradants pour l’autre. Cette affaire a débuté à la suite de déclarations de personnes appartenant à un centre pour enfants placés par le juge. 

Plusieurs personnes travaillant et vivant dans l’institution ont remarqué qu’une petit garçon âgé de 10 ans était logé au sein d’un couple conflictuel et il était souvent puni. Une personne a déclaré avoir vu l’enfant trainé par le col par son beau-père. Selon les membres du personnel, la maman de l’enfant se serait plusieurs fois réfugiée dans leur centre pour échapper à la violence de son compagnon. 

Mais la maman a nié ces faits et déclare qu’elle n’a jamais été victime de violence, tout comme son fils. "J’ai rencontré mon nouveau compagnon en 2016", a expliqué la dame devant le tribunal. "On s’est mis en ménage en mars ou avril 2017. Nous nous sommes beaucoup disputés au début, c’était tendu. Mon fils était un enfant roi. Il dormait avec moi. Quand mon compagnon est arrivé, cela a posé problème. Mon fils répondait, il insultait beaucoup mon compagnon et non l’inverse."

L’enfant avait expliqué que e nouveau compagnon de sa mère l’insultait, le frappait et lui infligeait des punitions disproportionnées. L’enfant aurait été laissé pendant plusieurs heures dehors dans le froid. "Je ne suis pas un fou", a indiqué le beau-père. "Je n’ai jamais frappé mes enfants, je n’allais pas frapper son enfant." Le parquet ne s’est pas opposé à une peine de probation autonome pour le beau-père et une suspension du prononcé pour la mère.