Florian, 29 ans, un habitant d’Ans, a écopé d’une peine de dix mois de prison avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir menacé ses voisins à l’aide d’un couteau. Le 4 juin dernier, la police d’Ans a été appelée à intervenir parce qu’un individu menaçait ses voisins à l’aide d’un couteau. Les policiers ont été mis en présence d’une homme qui a expliqué avoir eu un différent avec une personne qui laissait son chien faire ses besoins sur sa pelouse. Après cette remarque banale, l’homme au chien est revenu sur place armé d’un grand couteau de cuisine ! Un autre voisin a également expliqué avoir été menacé avec ce grand couteau…

Il a déclaré être intervenu quand un voisin puis une voisine se sont fait insulter par un homme qui promenait son chien. Ce dernier a menacé de l’égorger avant de quitter les lieux et de revenir armé d’un grand couteau de cuisine qu’il agitait dans tous les sens ! Comme il a une nouvelle fois menacé de l’égorger, le témoin s’est muni d’une barre de fer. Le premier voisin a préféré se réfugier chez lui tant il a eu peur. Une enquête de voisinage a été réalisée et le moins que l’on puisse dire, c’est que Florian n’est pas le genre de voisin avec qui on a envie de faire la fête. En effet, plusieurs personnes ont déclaré qu’il posait régulièrement des problèmes dans le voisinage. 

Le suspect, Florian, a pu être identifié par les autorités. Entendu, il a admis s’être armé d’un couteau après avoir eu une discussion avec ses voisins… Il a nié avoir proféré la moindre menace, mais a admis être revenu sur place armé d’un couteau. Selon lui, c’est parce qu’il s’était senti menacé parce qu’un témoin était intervenu après son altercation. Lors de son passage devant le tribunal, le prévenu a déclaré avoir des soucis de santé, mais surtout être un grand consommateur de cocaïne. Une substance qui n’a sans nul doute pas eu un effet calmant sur lui. Florian a déjà été condamné à plusieurs reprises et n’a pas respecté les conditions probatoires qui lui avaient été imposées.

Le tribunal a estimé que même si un témoin était intervenu, ce que le dossier ne démontre pas, Florian ne pouvait pas évoquer la légitime défense puisqu'il a eu le temps de rentrer chez lui et de revenir sur place avec un couteau. Il n'était donc pas du tout sous l'effet de la menace lorsqu'il a agi de la sorte.