Le parquet a requis une peine de trois mois de déchéance du permis, une amende de trois-cent euros et la pause d’un Alcolock à l’encontre d’un Liégeois âgé de 58 ans qui a été contrôlé alors qu’il circulait en voiture en ayant abusé d’alcool. 

Le 22 décembre 2019, l’homme était si ivre, que c’est un autre automobiliste qui a prévenu les secours du fait que l’intéressé conduisait de manière particulièrement dangereuse. En effet, le Liégeois ne suivait pas correctement la route. Les policiers ont été appelés à contrôler l’intéressé qui circulait dans les rues d’Ans. Il avait effectivement une conduite hasardeuse et dangereuse. Les inspecteurs ont donc décidé de l’interpeller et de procéder aux contrôles d’usage. L’homme s’est arrêté, mais lors de son contrôle, l’automobiliste s’est montré légèrement agressif envers les forces de l’ordre. L’homme était si ivre qu’il était inaudible par les services de police. Il présentait un taux de 1,08 d’alcool par milligramme d’air expiré. Il présentait des signes d’ivresse. Il tenait des propos incohérents et répétitifs. Il a présenté une perte d’équilibre et son orientation dans le temps et l’espace étaient moyennes. 

Il s’est montré menaçant. Il était inaudible et tenait des propos incohérents. Etant donné l’important taux d’alcool qu’il avait dans le sang, son permis lui a été directement retiré sur place pour une durée de quinze jours dans l’attente de son passage devant le tribunal. L’homme est déjà connu de la justice à la suite d’une condamnation de 2003 pour un homicide involontaire commis au volant. Pour les faits d’ivresse au volant, devant le tribunal de police, il a écopé d’un mois de retrait de permis avec sursis pour la moitié, d’une amende de 250 euros à multiplier par les décimes additionnels avec sursis partiel, c’est-à-dire une amende de 2 000 euros avec sursis pour huit-cent euros. Le parquet a fait appel de cette décision. Entendu, le suspect a expliqué que le jour des faits, il revenait d’un repas de chasse. Il a admis qu’il avait bu du vin. “Je m’excuse encore de mon comportement”, a indiqué l’homme devant le tribunal. “J’ai été agressif envers les policiers parce que j’avais peur qu’ils m’obligent à laisser mon chien au bord de la route seul pendant des heures. Je tiens beaucoup à mon chien. J’ai eu une conduite inqualifiable.” 

A la défense, Me Thomas a expliqué que son client était à l’époque sous antidépresseurs et qu’effectivement, il avait bu. L’avocat a souligné que si son client avait malheureusement été impliqué dans un accident mortel il y a des années de cela, il ne se trouvait pas en état d’ivresse au moment des faits. La défense a également plaidé que son client a un travail et qu’il avait émis des regrets à la suite des faits. L’avocat a demandé une confirmation de la décision du tribunal de police.