Le parquet général a requis mardi devant la cour d'appel de Liège une peine de 20 ans de prison ainsi qu'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines d'une durée de 10 ans contre un habitant de Jambes, âgé de 75 ans, poursuivi pour des faits de viols sur plusieurs jeunes femmes. Certaines victimes étaient âgées de 13 ans lorsque le prévenu avait abusé de leur état de fragilité. Le prévenu avait été condamné en première instance à Namur à une peine de 12 ans de prison et à une mise à disposition du tribunal de l'application des peines d'une durée de 10 ans pour avoir commis notamment des faits de viols et d'attentats à la pudeur sur des jeunes femmes, âgées entre 13 et 32 ans au moment des faits commis entre 2012 et 2017.

L'homme utilisait à chaque fois le même stratagème avant de s'attaquer à ses victimes. Il abusait de leur situation précaire ou de leur état de fragilité pour les attirer à lui. Il leur faisait consommer des boissons agrémentées de drogues ou de médicaments hypnotiques. Lorsqu'elles se réveillaient, les victimes réalisaient qu'elles avaient été abusées et que le prévenu avait pris des photos d'elles dénudées.

L'individu était récidiviste et avait déjà été condamné pour des faits du même type. Entre sa première condamnation et les faits reproduits, toutes les mesures prises contre lui n'ont apporté aucun effet. "J'ai rarement vu un prédateur sexuel aussi dangereux", a indiqué l'avocat général avant de réclamer la peine maximale de 20 ans de prison assortie d'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines d'une durée de 10 ans.

Le prévenu a contesté la gravité des faits, affirmant qu'il s'agissait de relations sexuelles consenties ou tarifées avec ses différentes victimes. Son avocat, Me Leloup, a plaidé pour une peine moins lourde.

L'arrêt sera prononcé le 9 janvier.