Liège Benjamin Bodson (CDH) interpelle les autorités sur cet "oubli"… qu’il juge aussi surprenant qu’inadmissible.

Le déménagement d’un festival comme les Ardentes fait, c’est logique, couler beaucoup d’encre. Or le 30 septembre dernier, c’est à la surprise générale que le bourgmestre Willy Demeyer confirmait cet accord survenu entre la Ville, les organisateurs du festival et la Société wallonne du logement (propriétaire du terrain) pour l’occupation d’un terrain situé en face du stade de Rocourt, entre les rues de la Tonne et de l’Arbre Courte Joie.

Bien que le déménagement vers Rocourt était évoqué par les organisateurs, la Ville de Liège n’avait encore rien confirmé. Jusqu’à ce jour donc. Et les riverains d’être mis devant le fait accompli même si des garanties étaient évoquées.

Aujourd’hui toutefois, ce qui ressemble à un "petit oubli" ravive les inquiétudes dans ce dossier. Le conseiller communal CDH Benjamin Bodson a une nouvelle fois interpellé les autorités, en marge du conseil de ce lundi, pour obtenir des précisions, "pour les riverains".

"Ce type de problème ne doit pas se régler par un coup de téléphone", explique l’élu Humaniste, "pourtant on constate bien qu’aujourd’hui, il n’y a aucune trace écrite d’un accord entre la Ville et les Ardentes. Pourtant, il était question de garanties conditionnant l’accord", explique l’élu CDH. Pour ce spécialiste du Droit européen, ce problème n’est pas minime… "C’est en effet assez surprenant dans un tel dossier de ne rien avoir par écrit. J’avais réclamé un document à la suite du dernier conseil mais tout ce qu’on m’a fourni est un échange entre la Ville et la SWL évoquant le déménagement". Rien de plus…

Les riverains ne sont donc pas en mesure de prendre connaissance des garanties obtenues par le Collège constate le conseiller. Qui réclame que soit formalisé, par écrit, l’accord conditionné…