Les avocats de Joannes ont estimé que leur cliente n’était pas au courant du risque de la mort


Me Toller qui assure la défense de Sabrina Joannes a débuté les plaidoiries sur la culpabilité. « J’ai attendu les jurés pendant des mois, pendant ce temps là, j’ai soutenu Mme Joannes et maintenant, je vous la confie. Je vous fais confiance. » 

L’avocat est revenu sur le fait que certains avaient sous-entendu que Sabrina Joannes se trouvaient sur place au moment des faits. « Même l’avocate générale n’a pas soutenu qu’elle était sur place. » 

L’avocat a estimé que la téléphonie et la caméra qui la filme en train de montrer la maison de la victime le démontraient. Me Toller a évoqué les mensonges de sa cliente. La défense a évoqué une phrase de Malraux : « La vérité d’un homme c’est ce qu’il cache. Qu’est ce qu’il reste si on enlève les mensonges ? Pas grand chose. » 

Selon la défense, Mme Joannes pensait que Stéphane Médot allait éviter les violences et dérober les clés de la victime et partir avec son véhicule. « Même les professionnels ont été étonnés que Stéphane Médot tue une personne." Ensuite, Me Molders Pierre a poursuivi la défense de Sabrina Joannes. « On ne peut pas se mettre à la place de la famille, on ne peut qu’imaginer leur douleur et le vous non plus vous ne le pouvez pas », a expliqué l’avocat qui en s’adressant au jurés. « Pourquoi vouloir la mettre sur place si la prévention est valable sans qu’elle n’y soit. Il y a des preuves qu’elle n’était pas sur place, notamment la téléphonie, mais aussi les déclarations de son père et de ses filles. » 

Me Molders Pierre a également déclaré que rien ne prouvait que leur cliente était au courant que Stéphane Médot était armé. « On ne se base que sur la déclaration de Stéphane Médot. » L’avocat a estimé que les parties civiles et le parquet général faisaient du shopping dans les déclarations. « Il n’est pas démontré qu’il était prévu de commettre un meurtre. En ce qui concerne la violence qu’elle aurait pu tirer du passé de Stéphane Médot, même des criminologues pensaient qu’il ne commettrait plus de faits. Elle ne pouvait pas être plus expert que les experts. Il a été dépassé par les évènements. Elle n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation. La preuve, c’est qu’elle a envoyé des SMS en désobéissant à Stéphane Médot. » 

Selon les avocats, elle se serait désolidarisée. « Elle s’est plainte d’un viol, c’est sa manière de faire, elle l’a fait avec tous ses compagnons." Pour Me Molders Pierre la survenance du décès était imprévisible. Les avocats ont demandé que l’on retienne sa participation au vol avec violence avec usage d’un véhicule à plusieurs.