Les avocats de Stéphane Médot soutiennent qu’il n’avait pas d’intention homicide

Me Mathieu Simonis a débuté les plaidoiries sur la culpabilité pour Stéphane Médot. L’avocat a commencé sa plaidoirie par un mot pour les victimes. « Nous avons été très sensible aux victimes », a expliqué l’avocat. 

« Cela fait trois ans que je défends monsieur Médot. A chaque fois que je suis allé voir mon client, j’ai eu une pensée pour Chantal Humblet. » Me Simonis a évoqué la victime. « Il n’y a rien de mauvais à dire sur elle ou de médiocre. Mais nous devons tout de même défendre notre client. Cette tristesse, ce chagrin ne doit pas restreindre les questions légitimes qu’il faut se poser. J’en appelle à la sérénité. » 

L’avocat a pris ses distances avec son client. « Je le défends depuis trois ans, mais je ne suis pas son ami. » Il a rappelé que Stéphane Médot avait été placé en IPPJ, alors qu’il était très jeune. « Lorsqu’il est sorti, son père est mort. Il l’a très mal pris. » Il est revenu sur le caractère de l’accusé. « Il est très Influençable. Je ne sais pas si il a été manipulé par Mme Joannes. » 

Me Simonis a expliqué qu’il aurait aimé transposer cette « triste histoire » en un livre. « Je l’intitulerais : La dame que je n’ai pas voulu tuer. » L’avocat a estimé que son client n’avait eu que deux manières d’expliquer les choses, la première période lors de laquelle il voulait protéger Sabrina Joannes et la seconde où il disait toute la vérité. Pour la défense, rien ne démonte que leur client avait une intention de tuer la victime. « Le rapport médico-légal ne peut pas démontrer qu’il s’agit d’un acte volontaire. Il n’a pas voulu la tuer. J’en suis persuadé. » L’avocat a demandé de ne pas retenir le meurtre volontaire. 

Ce fût ensuite au tour de Me Sandra Berbutto de plaider. « Je compatis terriblement pour la famille », a débuté l’avocate. « Je parle en tant que maman de deux enfants. Je suis fière de défendre, c’est mon métier. Je ne défends pas les actes qui sont commis par mon client. Je n’encourage pas les actes, mais je défends l’homme. Je ne vais pas m’excuser d’être à la défense, ça fait partie de mon métier. » L’avocate a également demandé aux jurés de ne pas retenir l’intention homicide et la circonstance de nuit. Les avocats et le parquet général ont ensuite répliqué. L'audience reprendra ce jeudi avec les derniers mots des accusés avant le début des délibérations sur la culpabilité.