L’avocat des parents de Chantal Humblet a expliqué que depuis les faits, ils attendant la mort

La cour d’assises de Liège a poursuivi les débats par la plaidoirie de Me Mayence qui défend les parents de Chantal Humblet. Ces personnes sont âgées de plus de 80 ans. « Ils n’ont plus rien, ils attendent de mourir », a indiqué l’avocat. 

« Ce qui était la maison du bonheur est devenu un tombeau à 200 mètres de chez eux. Chantal venait tous les jours pour s’occuper d’eux. Ils ont des problèmes de santé. Ils y pensent tous les jours. Ce tombeau est resté là tel quel. On y a entassé ces meubles. Plus personne ne veut y mettre les pieds. » Depuis les faits, les parents de Chantal Humblet ne vivent plus de la même manière. « Ils vivent seuls, reclus. Ils ne sortent plus. Ils refusent de sortir parce que le sourire ne fait plus partie de leur existence. On leur a arraché le coeur, on leur a pris leur fille unique. C’était la source de leur bonheur. On ne leur a pas seulement prise, arrachée, torturée, massacrée, étouffée. Ils doivent vivre avec cette idée que leur fille a été torturée et massacrée à 200 mètres de chez eux. » L’avocat a fustigé les accusés. « Vous avez fait le choix de l’argent et de la mort pour son égoïsme personnel. » 

Me Mayence a expliqué aux jurés que la défense allait leur demander de respecter la présomption d’innocence et de faire preuve de clémence. Il s’est adressé à Sabrina Joannes et Stéphane Médot. « Elle a crié pour survivre, votre justice vous l’avez faite vous-même. Il n’y a pas eu de plaidoirie, pas d’avocat. Vous avez prononcé la peine de mort et vous l’avez exécutée froidement. » Pour la partie civile, le refus de prendre ses responsabilités est une nouvelle insulte à la victime. L’avocat a demandé un verdict digne. 

Me Mayence a estimé que l’accusée a une personnalité particulière. « Elle s’occupe remarquablement bien de ses enfants, mais tout ce qu’elle fait d’autre, qui a des conséquences sur ses enfants, n’a aucune importance. Elle n’a qu’une obsession, c’est elle et l’argent. » Me Mayence s’est adressé à l’accusée. « C’est vous qui avez ouvert la porte du tombeau et c’est vous qui avez donné le coup. »