La maman des victimes estime que l’auteur avait prévu de la tuer à son retour

La cour d’assises de Liège a entendu le témoignage émouvant de Vanessa Simon, la maman des deux fillettes. 

 Pour cette dame, Philippe Roufflaer avait prévu de la tuer à son retour à la maison le matin des faits. Cette audition a été une réelle épreuve pour cette mère courage. « J’avais promis à Loana que je rentrerais à 8 heures et je n’ai pas pu rentrer », a expliqué Vanessa Simon qui ne quitte plus jamais les doudous de ses filles. « Il m’attendait. Je devais faire partie des victimes. Pourquoi avoir mis le feu une heure après l’heure prévue de mon retour et pas plus tôt ? » Devant la cour, la tante et la cousine de Vanessa Simon ont évoqué la vie de cette dernière qui n’a été qu’une succession d’épreuves et de douleurs. « Son père était violent et alcoolique », a expliqué sa tante. « Il a abusé d’elle. Le seul bonheur de Vanessa, c’était sa maman. Mais celle-ci est tombée très malade. Elle avait un cancer et lorsqu’elle vomissait, le père lui frappait la tête avec la planche des WC. » La maman de Vanessa Simon est décédée alors qu’elle n’avait que 11 ans. « Lorsqu’elle est décédée, Vanessa est devenue le souffre-douleur de son père. Il a abusé d’elle. Ensuite elle a rencontré son premier mari avec qui elle a eu deux filles. Ce n’était pas une union heureuse. C’est ensuite qu’elle a rencontré Philippe Roufflaer avec qui elle a vécu l’enfer. » Vanessa Simon a évoqué sa relation avec Philippe Roufflaer. « Il m’a fait passer pour une salope aux yeux de tous. J’ai subi une insémination artificielle pour avoir Noara et Loana. Ca a été très dur. Elles ont été très désirées. » Alors que des tensions étaient présentes entre Philippe Roufflaer et elle, elle a tenté de maintenir le lien entre les enfants et leur papa. « Il m’avait menacée d’une arme. Il avait dit qu’il tuerait les enfants et me tuerait quand j’ai voulu le quitter en 2012. Mais ma fille pleurait de voir son père en prison. Alors j’ai dit au tribunal qu’il ne l’avait pas fait pour qu’il sorte plus rapidement. Je lui amenais même ses enfants en prison », a poursuivi la mère en pleurs. La maman a évoqué la nuit du drame. « Elles m’ont fait un gros câlin avant que je ne parte », a expliqué la maman des sanglots dans la voix. « Elles ont dit qu’elles allaient me faire un dessin. Ma fille m’a envoyé de gros bisous à la fenêtre, c’est la dernière fois que je l’ai vue », a poursuivi la mère en larmes. Le 13 septembre dernier, Philippe Roufflaer avait lors de son dernier interrogatoire prétendu que des hommes les avaient agressés. Il a précisé qu'un des hommes portait le tatouage d'un anneau sur la main. A une question du Président Philippe Gorlé, pour savoir si Vanessa Simon connaissait une personne qui portait un tatouage d'anneau sur la main, elle a répondu. "Je suis la seule personne que je connais qui porte un tatouage d'anneau sur la main", a répondu la maman des victimes. Un élément supplémentaire qui s'ajoute à l'horreur de cette affaire.