Alors qu’il était en liberté conditionnelle, Médot a menacé son ex-compagne et le nouvel ami de celle-ci

Un policier, ami d’enfance de Stéphane Médot, a témoigné devant la cour d’assises de Liège. "On s’était perdu de vue et on a renoué des contacts quand il a créé son association", a indiqué ce policier qui était chargé de la gestion journalière de l’ASBL. 

"Je voulais m’engager dans cette association car elle avait un but préventif auprès des jeunes. " L’homme a été déçu des faits commis par Stéphane Médot. "Cela m’a surpris. Jamais il n’aurait voulu avoir du sang sur les mains. J’ai été vraiment surpris et triste. Je trouve cela dommage. L’ASBL était en train d’avancer, pour lui, je trouvais cela vraiment dommage. C’était un tremplin pour la vie.

Stéphane Médot a écrit à ce policier après avoir été arrêté. " Il s’est excusé, il a dit que ce n’était pas ce qu’il voulait. " Lorsqu’il a suivi une formation lors d’un aménagement de peine, Stéphane Médot a confié qu’il pourrait être contraint de recommencer à commettre des délits. " Il se ventait d’avoir commis ses anciens faits et il avait dit que si il ne trouvait pas d’emploi, il n’aurait d’autre choix que de retourner dans la délinquance.

Un agent chargé des transferts des détenus a expliqué qu’il avait été menacé par Stéphane Médot. Ce dernier a commis ces faits après avoir découvert que son ancienne compagne, devenue directrice de la prison de Lantin, avait entamé une nouvelle relation. Stéphane Médot l’avait rencontrée alors qu’elle était psychologue dans un établissement pénitentiaire. Cette dame avait rompu avec Stéphane Médot la veille lorsqu’elle a recontacté un ancien compagnon, agent chargé du transfert des détenus. Stéphane Médot s’est présenté chez cet homme alors que la dame se trouvait sur place. " Il a cassé la porte fenêtre et est entré. J’ai été très surpris.

Selon cet homme, Stéphane Médot l’a menacé d’une arme à feu. Tant Stéphane Médot que celle qui a perdu sa place de directrice à la prison de Lantin ont déclaré qu’il ne portait pas d’arme. "Je confirme qu’il était bien armé ", a indiqué ce témoin. "J’étais pétrifié. Elle a même refusé de me dire qui était cette personne. Ma parole a été mise en doute et c’est très désagréable.

Cette dame, qui a perdu sa place de directrice après les faits, ne s'est pas présentée devant la cour d'assises pour s'expliquer. 

A la suite de ces faits, cet agent de transfert a été suivi par un psychologue. Il a déclaré avoir déposé une plainte. Une plainte qui est restée sans suite alors que Stéphane Médot était en liberté conditionnelle. "Je suis perplexe quant au système judiciaire. Si ma plainte avait abouti, sans doute que Mme Humblet serait toujours vivante.

La cour a ensuite entendu des personnes qui ont rencontré Stéphane Médot. "Il faisait de la méditation et jeûnait le vendredi ", a expliqué une aumônière. "En 2011, il m’écrivait que la récidive pour lui, c’était impossible. Il me disait que pour lui que le plus difficile à vivre c’est la culpabilité. Aujourd’hui, la culpabilité le hante de jour comme de nuit, il doit endosser une terrible peine. Il est effondré, il a évoqué son envie d’en finir avec la vie, je pense que c’est à cause du poids de ce qu’il a commis.

Cette dame a expliqué qu’elle avait oscillé entre "la stupéfaction et la déception " lorsqu’elle avait appris qu’il était impliqué dans le meurtre de Chantal Humblet.