Pour l’avocate générale il ne fait pas de doute que l’intention homicide est présente

L’avocate générale Pascale Schils a débuté par rappeler son rôle aux jurés. Elle a rappelé que quelque soit la décision sur la culpabilité, les jurés avaient ensuite toujours la latitude concernant les peines. 

L’avocate générale a rappelé des notions de droit pour expliquer l’intention homicide, mais aussi la notion de complicité. « Le mobile n’a pas d’importance », a expliqué Pascale Schils. « Ce sont les moyens mis en oeuvre qui comptent. Imaginez Monsieur Médot comme il tremble quand il s’énerve. Il a tenu l’étreinte pendant au minimum trois minutes. » 

Selon Pascale Schils, l’intention homicide ne fait aucun doute. « L’utilisation des moyens mis en oeuvre ne peut qu’inclure l’intention homicide. Il n’y a rien d’autre que l’intention de tuer dans le chef de Monsieur Médot. Il a serré pendant trois minutes, c’est le temps d’un oeuf mollet. » 

L’avocate générale a annoncé son intention de mettre en oeuvre la prise de corps de Sabrina Joannes à la fin de cette audience. L’avocate générale a évoqué tous les coups dont avait parlé Sabrina Joannes à Stéphane Médot. « Mme Joannes prétend que Stéphane Médot aurait pu avoir les informations sur les personnes simplement en parlant. Des informations données en seulement deux mois de vie commune ? » 

 Pascale Schils a estimé que Stéphane Médot était crédible dans ses déclarations concernant les propositions de vols. « Des personnes proches d’elle dont les pères de ses enfants, pour la bonne mère, on repassera. » Le Ministère Public a estimé que Stéphane Médot et Sabrina Joannes avait préféré choisir une proie facile, une femme de 53 ans, peureuse et gentille. « Elle implique même sa fille pour faire baisser le degré de méfiance de Mme Humblet. » Pour l’avocate générale, l’issue fatale était prévisible. 

L'avocate générale ne croit pas la version de Stéphane Médot concernant l'attaque en elle-même. "Ce qui l'a tuée, c'est la pression sur les voies respiratoires basses et hautes pendant au moins trois minutes. Stéphane Médot nous l'a dit, l'étranglement va plus vite que l'étouffement. Il a tenté de faire passer cet étouffement pour un accident."

Pascale Schils estime que Mme Joannes ne s'était à aucun moment désolidarisée de Stéphane Médot. "Elle a poursuivi dans sa détermination en connaissance de cause."