Carine Gilsoul et Patrick Vos avaient consommé une importante quantité d'alcool et de cannabis au moment des faits, a indiqué mardi matin un expert en analyses toxicologiques devant la cour d'assises de Liège. Leur état d'ivresse était avéré quand Carine Gilsoul a planté un couteau dans le cou de Patrick Vos. Les faits reprochés à Carine Gilsoul s'étaient déroulés le 7 octobre 2018 vers 13h15 dans un appartement de la rue Ferrer à Seraing. L'accusée avait planté un couteau dans le cou de Patrick Vos (53 ans). La scène s'était déroulée lors d'une dispute.

Selon l'expert toxicologue qui a analysé les prélèvements effectués sur la victime et l'accusée, les deux protagonistes étaient sous influence d'une importante consommation d'alcool et de cannabis au moment des faits. Les analyses réalisées sur Patrick Vos démontrent qu'il présentait une alcoolémie significative de 3,55 grammes par litre de sang ainsi que les traces de consommation de cannabis qui remonte à moins de 24 heures. Il n'avait consommé aucun médicament. "Il était dans un état d'ivresse avéré et avait ingurgité une quantité significative d'alcool", a souligné l'expert.

Le toxicologue Corinne Charlier a également indiqué que Carine Gilsoul présentait une alcoolémie de 1,9 grammes par litre de sang au moment des prélèvements. Ces prélèvements ont été réalisés plus de cinq heures après l'interpellation de Carine Gilsoul. Selon l'expert, au moment des faits, Carine Gilsoul devait présenter une alcoolémie similaire à celle de Patrick Vos. "La plupart des gens sont complètement anesthésiés après une telle consommation", a précisé l'expert.

Le médecin légiste Aurélien Partoune a réalisé l'autopsie de la victime et a relevé que Patrick Vos a été atteint d'un coup de couteau au côté droit du cou. Ce coup de couteau a transpercé la carotide et a, également, transpercé la gorge de part en part pour ressortir à gauche du cou.

Lors de l'autopsie, l'expert a relevé deux particularités. Le couteau était encore enfoncé dans le couteau et sa lame était imbibée de sang. Cela démontre, selon l'expert, que le couteau avait été enfoncé, puis légèrement retiré. L'expert a aussi relevé l'existence d'une lésion de type "marche d'escalier", compatible avec un signe de reprise. Un mouvement du couteau a été exercé dans la plaie après qu'il a été enfoncé.

Une expertise médico-légale a également été réalisée sur l'accusée. Carine Gilsoul portait les traces de différentes ecchymoses, griffures, excoriations et abrasions sur le corps. Toutes ces lésions, difficiles à dater, pourraient témoigner d'antécédents de coups.