Le médecin légiste Aurélien Partoune a été entendu mercredi matin devant la cour d'assises de Liège au procès de Terri Hoyoux et Grégory Baudin, accusés d'avoir commis le meurtre d'Anita Lekeu le 25 octobre 2019 à Wanze. L'expert a confirmé que la victime a été étranglée et a reçu 15 coups de couteau dans le cou. Terri Hoyoux, un habitant de Braine-L'Alleud âgé de 26 ans, et Grégory Baudin, un Bruxellois âgé de 23 ans, sont accusés d'avoir commis un meurtre pour faciliter le vol ou en assurer l'impunité. Les faits s'étaient déroulés le 25 octobre 2019 à Wanze au préjudice d'Anita Lekeu, une femme âgée de 69 ans. Les deux accusés répondent aussi d'une fraude informatique après avoir effectué des achats avec la carte de banque dérobée à la victime.

Le médecin légiste Aurélien Partoune a exposé au jury que le corps d'Anita Lekeu avait été découvert au moins 24 heures après son décès. L'autopsie avait révélé quatre types de lésions. Les premières étaient les signes d'une asphyxie par forte compression du cou ayant entraîné beaucoup de pétéchies.

Le corps de la victime présentait aussi un total de 15 plaies occasionnées par instrument piquant et tranchant au niveau de la face avant du cou. Onze de ces plaies étaient peu profondes et n'ont pas touché de zone vitale. Mais quatre d'entre elles ont été enfoncées d'estoc et ont touché des organes vitaux, comme la veine jugulaire droite, le larynx et la carotide droite et gauche. Ces deux dernières lésions ont entraîné un saignement important et létal à très court terme. Ces plaies par coups de couteau ont été portées du vivant de Mme Lekeu.

La victime présentait aussi des lésions linéaires de frottement, compatibles avec une strangulation au lien. Enfin, elle présentait des lésions contondantes au niveau du visage témoignant de heurts importants.

Selon le médecin légiste, deux mécanismes expliquent les causes du décès. Il s'agit de l'asphyxie pratiquée au niveau du cou et des plaies par instrument piquant tranchant qui ont causé une hémorragie importante.

Le psychiatre Anthony Schena a déterminé que Terri Hoyoux présente un risque de récidive élevé qui justifie un projet de réinsertion strict. Il ne présente pas de trouble mental, ni de trouble grave de la personnalité. Il se situe dans le registre de l'état limite, dans une frange antisociale, mais ne relève pas de la loi de défense sociale.

Le même expert a déterminé que Grégory Baudin présente un trouble de la personnalité de type antisociale. C'est un marginal qui présente un risque de récidive élevé mais qui ne relève pas de la loi de défense sociale.

Le psychologue Serge Garcet a déterminé que Terri Hoyoux présente un niveau intellectuel limite, avec une dimension narcissique et égocentrique de la personnalité. Il ne présente pas d'incapacité de contrôle ou de discernement. Grégory Baudin ne présente pas de trouble mental avéré mais une structure de personnalité antisociale.