Les avocats de la partie civile ont soutenu lundi lors de leurs plaidoiries devant la cour d'assises de Liège que Terri Hoyoux et Grégory Baudin constituaient une équipe déterminée à commettre un vol au préjudice d'Anita Lekeu. Selon les conseils des victimes, la responsabilité de Grégory Baudin ne doit pas être minimisée. Terri Hoyoux, un habitant de Braine-L'Alleud, âgé de 26 ans, et Grégory Baudin, un Bruxellois âgé de 23 ans, sont accusés d'avoir commis un meurtre pour faciliter le vol ou en assurer l'impunité. Les faits s'étaient déroulés le 25 octobre 2019 à Wanze au préjudice d'Anita Lekeu, une dame âgée de 69 ans.

Me Audrey Lamy et Me Alexandre Wilmotte, avocats des proches de la victime, ont insisté sur la responsabilité de Grégory Baudin dans les faits qui ont été commis. Si Terri Hoyoux est en aveux complets sur les faits, Grégory Baudin affirme qu'il n'était pas informé qu'un homicide avait été commis. Mais selon les avocats de la partie civile, il endosse pleinement la culpabilité de l'ensemble des faits.

Selon Me Lamy, Grégory Baudin savait qu'un vol allait être commis et que des violences et des menaces risquaient d'être commises. Il ne s'est jamais désolidarisé et projet de Terri Hoyoux, qui était de voler une dame en situation de vulnérabilité.

"La victime était une dame de 69 ans, riche de sentiments humains et de bonté. Cela la rendait naïve. Elle a été massacrée chez elle, alors qu'elle s'y trouvait paisiblement. Elle a accueilli chez elle celui qu'elle considérait comme un petit-fils", a indiqué Me Wilmotte.

Selon la partie civile, Hoyoux et Baudin formaient un duo indissociable.

"Sans Baudin, pas de Hoyoux! Ils sont ensemble et constituent une équipe. Ils s'organisent et s'encouragent. Chacun a son rôle. Chacun renforce l'autre dans sa détermination. Il n'y a aucun retour en arrière possible, même quand les choses se passent mal. Leur but était de profiter de la vulnérabilité de la dame pour la voler", a analysé l'avocat.

Les avocats affirment encore que Grégory Baudin savait et a accepté ce qui s'est produit chez la victime. Selon son mode de fonctionnement, l'individu serait capable de mettre à l'écart ce qu'il ne souhaite pas entendre. Il s'est rendu compte que le plan ne s'était pas déroulé comme prévu, mais il a préféré ignorer les conséquences. "Faut-il le croire?", a questionné Me Wilmotte.

Les parties civiles dénoncent aussi la détermination de Terri Hoyoux. "Il va jusqu'au bout, peu importe les obstacles. Il lui fallait de l'argent. Il tue la victime pour faciliter le vol et en assurer l'impunité. En donnant 15 coups de couteau, il s'assure que la victime ne pourra plus jamais avoir le moindre souffle", a souligné Me Wilmotte.