Il avait été reconnu coupable de vol avec violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. K. (mineur au moment des faits) avait été reconnu coupable de meurtre commis pour faciliter le vol. Il a été condamné à une peine de 15 ans de prison. Jean Driesmans, un habitant de Saint-Nicolas âgé de 80 ans, avait été frappé à de nombreuses reprises lors d'une attaque commise le 23 février 2016 à son domicile par une bande de cinq jeunes. Ce glacier ambulant avait été tué et dépouillé d'une somme de 1.600 euros, de bijoux et d'un téléphone. Lucas Pianta (24 ans) et K. (23 ans) étaient les seuls à répondre de ces faits devant la cour d'assises.

En début de procès, Lucas Pianta avait reconnu avoir commis un vol chez Jean Driesmans, mais il contestait avoir porté le moindre coup. Il disait ignorer que la victime allait être ainsi massacrée par les autres auteurs des faits.

K. avait pour sa part reconnu avoir porté une quinzaine de coups violents. Mais il affirmait qu'il ne s'agissait pas d'un acharnement et il soutenait que ces coups n'avaient pas entraîné le décès.

Lors des débats, le substitut David Lengrand avait requis des culpabilités de meurtre pour faciliter le vol contre Lucas Pianta et K. Le ministère public estimait que Lucas Pianta, même s'il n'est pas démontré qu'il avait porté des coups, avait bien apporté une aide nécessaire à ces violences et avait posé des actes concrets qui le rendaient coauteur des faits.

Les jurés avaient finalement retenu des culpabilités différentes pour les deux accusés. K. a été reconnu coupable de vol avec circonstance aggravante de meurtre commis pour le faciliter ou en assurer l'impunité. Les jurés avaient tenu compte de ses aveux et de la gravité des coups portés pour retenir la circonstance aggravante de meurtre.

Lucas Pianta a été reconnu coupable de vol avec violences. Ces violences ont causé la mort de Jean Driesmans, sans intention de la donner. Le jury a retenu qu'il avait reconnu sa participation à un vol et qu'il avait accepté l'usage de violences contre Jean Driesmans. Le plan de départ ne prévoyait pas d'autres violences que d'attacher la victime. Le jury a considéré qu'il n'avait pas eu conscience de toute la violence déployée par les autres auteurs et qu'il ne s'était pas rendu compte de la portée des faits. Il existait, pour lui, un doute sur le caractère prévisible du meurtre.

Le jury et la cour ont tenu compte de circonstances atténuantes et ont condamné K. à 15 ans de prison. Dans la motivation de leur décision, les jurés ont tenu compte de la minorité de K. au moment des faits, de l'extrême gravité des faits, de la violence débridée dont il a fait preuve, de sa personnalité psychopathique, de l'ancienneté relative des faits et de sa jeunesse difficile.

Lucas Pianta a été condamné à 5 ans de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive. Les jurés ont tenu compte de son jeune âge, de l'extrême gravité des faits, de son rôle moteur, de sa fuite après les faits, de sa jeunesse difficile, de sa personnalité et de son absence d'antécédent judiciaire.