Ce Flémallois âgé de 34 ans avait été reconnu coupable d'avoir commis un délit de presse et de menaces verbales par ses différentes interventions sur les réseaux sociaux. Ce Flémallois âgé de 34 ans était poursuivi pour avoir posté différentes publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il manifestait sa haine à l'égard des femmes. Il avait proféré des menaces d'attentat à l'égard des femmes ou des féministes et était suspecté d'avoir incité à la haine ou à la violence envers les femmes. Les faits s'étaient déroulés entre le 12 et le 19 octobre 2020. Sami Haenen promettait de devenir "le nouvel Elliot Rodgers", un tueur de masse. Dans ses différents messages, Sami Haenen affichait une haine viscérale envers les femmes et les féministes.

Pour justifier son comportement, Sami Haenen s'estimait avoir été ciblé par des menaces. "Je me suis retrouvé dans une situation pas facile. J'ai reçu un torrent de haine et de menaces de mort et je n'ai pas su trop bien réagir. J'ai seulement voulu me protéger", avait-il indiqué aux jurés avant la délibération sur la culpabilité.

Après une première délibération, Sami Haenen a été déclaré coupable d'avoir commis un délit de presse en menaçant par écrit, sur Facebook, les féministes et la majorité des femmes. Le jury a motivé sa décision en considérant que les menaces proférées sont de nature à inspirer une menace sérieuse, même si elles ne désignaient pas précisément une personne en particulier.

Le jury a également reconnu Sami Haenen coupable de menace verbales à l'égard des femmes qui le critiquaient à travers ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Sami Haenen prétendait avoir été menacé et avoir répondu à ces menaces. Mais le jury a considéré qu'il s'agissait essentiellement d'insultes, auxquelles il avait répondu par ses propres menaces. Ces menaces ont induit une crainte légitime.

Sami Haenen a, par contre, été acquitté de la prévention d'incitation à la haine, ses injures virulentes ne constituant pas aux yeux des jurés une incitation à la haine ou à la violence.

À l'issue de ce verdict de culpabilité, l'avocat général Brigitte Goblet avait épinglé la personnalité narcissique, antisociale et paranoïaque de l'accusé. Un risque de récidive ou de passage à l'acte n'étant pas exclu, le ministère public avait souligné l'importance d'assortir la sanction de mesures probatoires. L'avocat général Brigitte Goblet avait requis une peine de 3 ans de prison, avec sursis probatoire partiel, ainsi qu'une amende.

La défense de Sami Haenen, Me Alexandre Wilmotte et Me Audrey Lamy, avait plaidé une peine plus limitée assortie d'un sursis probatoire pour le surplus de la détention préventive. Sami Haenen a, par contre, refusé de se soumettre à une éventuelle condition probatoire liée à une interdiction de publier de nouveaux messages sur Internet.

A l'issue d'une seconde délibération, Sami Haenen a été condamné à une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans pour le surplus de la détention préventive.