Un total de 24 lésions réalisées au couteau a été relevé sur le corps de la victime, a indiqué mardi matin le médecin légiste devant la cour d'assises de Liège. Oumar Balde est accusé du meurtre de son épouse. Selon l'expert, Oumou Diallo était décédée d'une importante hémorragie et d'un pneumothorax. Les faits reprochés à Oumar Balde s'étaient déroulés entre le 29 janvier et le 1er février 2018. L'épouse de l'accusé, d'abord signalée disparue, avait été découverte enterrée dans le jardin de leur habitation de Wandre (Liège). Elle était décédée après avoir reçu plusieurs coups de couteau.

Le médecin légiste Philippe Boxho a révélé aux jurés que le corps de la victime avait été découvert alors qu'il était enterré dans un jardin à une profondeur de 58 centimètres. Oumou Diallo était vêtue d'un pyjama. Le corps de la victime était déjà en équilibre thermique, ce qui signifie qu'il n'était plus possible d'interpréter avec précision le moment du décès. Selon l'expert, le corps débutait sa putréfaction. Le décès était survenu dans un délai antérieur allant de une à trois semaines.

Le corps d'Oumou Diallo présentait de nombreuses blessures occasionnées à l'aide d'un couteau. Un total de 24 lésions a été relevé. Dix-sept d'entre elles étaient des lésions de défense occasionnées aux mains. Elles montrent que la victime a tenté de se défendre et d'arrêter les coups de couteau en saisissant par un geste réflexe la lame du couteau qui la frappait.

Trois autres lésions ont été réalisées sur la face antérieure du corps. Ces blessures non létales ont été répertoriées dans le muscle du cou, du côté de la clavicule et au niveau du sternum.

Quatre lésions ont encore été constatées dans le dos de la victime. Un coup a atteint la nuque et a sectionné une artère vertébrale à une profondeur allant de 6 à 8 centimètres. Ce coup a engendré une hémorragie importante. Deux lésions ont été relevées sur le relief de l'épaule. Une dernière témoigne d'un coup porté dans le milieu du dos et qui a pénétré les côtes avant d'occasionner une section d'artère et un pneumothorax.

Enfin, le corps de la victime présentait deux lésions contondantes qui résultent de coups, d'une chute ou d'une pression. Mais celles-ci n'ont eu aucune influence sur le décès.

Selon le médecin légiste, la cause de la mort d'Oumou Diallo est une hémorragie et un pneumothorax. Le processus de décès a pu être relativement long. Dix minutes au moins se seraient écoulées avant la perte de conscience et plus encore avant la mort.

Un expert en toxicologie a aussi évalué que la victime présentait une faible quantité d'alcool dans son sang. Il s'agit de l'équivalent d'un verre de vin.