Le petit Joseph a été retenu pendant deux ans en République Démocratique du Congo.

"Tous les mois de souffrance sont derrière nous, c’est un véritable soulagement" , confie Vincent Verrillo. Dans deux jours, cela fera pile un mois que ce père de famille a serré pour la toute première fois son fils Joseph dans les bras. Avant de poser le pied en Belgique, le petit garçon adopté a été retenu deux ans en République Démocratique du Congo.

Pour rappel, en 2013, le pays africain décide tout à coup de suspendre les procédures d’adoption en cours. Des centaines de familles, dont 11 Belges sont concernées par cette mesure. Après deux ans de négociation entre les deux pays, les enfants ont enfin pu retrouver leurs familles. "Ça a été des moments très difficiles. On n’a pas fêté Noël l’année dernière", avoue Vincent. "Mais cette année, ce sera différent. La maison est déjà toute enguirlandée et on a décoré le sapin de Noël tous ensemble."

Le papa parle avec émotion des premiers moments avec Joseph. C’était très exactement le mardi 10 novembre, à 5 h 30. "Avec ma compagne, on n’a pas dormi cette nuit-là. Vers 3 heures, nous sommes partis à l’aéroport. Quand on a vu Joseph, on a eu envie de lui sauter dessus et de le serrer très fort. Mais bien sûr ce n’était pas possible. On s’est observé un moment. Puis on s’est pris dans les bras. Il nous avait déjà vus en photo. Ensuite, on est allé s’asseoir avec les autres familles. Et nous sommes rentrés à la maison."

Le couple a dû effectuer de nombreuses démarches administratives au cours des dernières semaines. "Il a fallu l’inscrire à la commune, à la mutuelle, faire les démarches pour les allocations familiales." Et pourtant, pour rien au monde, Vincent ne se plaindrait de la situation. "On est tellement heureux. Et Joseph a l’air super content d’être ici. Il a bien pris ses repères dans la maison, c’est comme s’il avait toujours été là. Il commence à comprendre le français. Il est très affectueux et fait beaucoup de câlins. Il commence même à faire ses premières bêtises, c’est le signe qu’il se sent bien", raconte le papa, comblé. "On a maintenant hâte d’être en été pour faire des barbecues et aller à la pleine de jeux." Si tout se passe bien, Joseph devrait être scolarisé à la rentrée prochaine.