Belinda Donnay a expliqué qu’elle avait porté des coups, mais pas tous ceux qu’on lui attribue

Ce lundi l’audience de la cour d’assises à charge de Alexandre Hart, 22 ans, Belinda Donnay 22 ans, Dorian Daniels, 22 ans, Loïck Masson, 23 ans et Killian Willmet, 18 ans, les bourreaux de Valentin Vermeesch a repris par une déclaration de l’accusée. Me Franchimont, l’avocat qui défend cette dernière a pris la parole. " Nous avons réfléchi au fait que les personnes peuvent agir différemment lorsqu’elles sont sous médications. Comme le weekend porte conseil, notre cliente veut faire une nouvelle déclaration."

L'accusée a ensuite pris la parole. " La semaine passée, j’étais sous médicaments et j’étais terrorisée de vous parler ", a indique Belinda Donnay. "Je regrette énormément, mais je n’ai pas donné de coups de pied ni de coup de genoux. J’ai pu inciter à des traitements inhumains et dégradants ", a continué l’accusée.

Si elle avoue une partie des coups, l’accusée minimise les accusations des autres protagonistes à son encontre et dément avoir poussé Valentin dans la Meuse. " Je peux pas m’expliquer comment j’ai pu en arriver à dire des propos comme cela. Ce n’est pas moi, ce n’est pas dans les valeurs que l’on m’a données. Mais pousser Valentin, jamais je n’aurais pu le faire. Malheureusement, ça s’est fait. "

Belinda Donnay a expliqué qu’elle avait des regrets. " Je réitère mes excuses auprès de la famille. Je ne sais pas comment vous dire. Je regrette énormément tout ce qui a pu se passer. "

Ella a avoué l’abstention coupable. " Même sans que je ne m’en rende compte à ce moment-là, par ma présence et sans réagir, j’ai pu encourager les autres, mais ce n’était pas volontairement."

Me Franchimont a repris la parole pour préciser les dires de sa cliente. "Elle reconnait les coups et les traitements inhumains. Elle les reconnait, elle plaidera coupable. Elle reconnait les deux gifles, mais conteste le coup de genou et les coups de pied. En ce qui concerne la scène finale, il n’y a pas d’intention. "

Pour la partie civile, ces déclarations ne changent absolument rien à l’analyse qu’elle avait du dossier. Me Alexandre Wilmotte a souligné que l'accusée avait déclaré que par sa présence et sans régir, elle avait pu encourager les autres. "Ce n’est pas pour cela que je me contenterais de ce qui vient d’être dit."

Alexandre Hart a été une nouvelle fois entendu à ce propos. "Valentin a opposé beaucoup de résistance", a-t-il indiqué. 

Pour le jeune homme, Belinda Donnay était d'accord de jeter Valentin dans la Meuse. "Je ne sais pas si c’est lui qui a lâché parce qu’il n’avait plus de force ou si c’est elle qui l’a poussé. Je lui ai demandé trois fois de venir avec moi. Elle était un peu hésitante. J’ai demandé une troisième fois et elle est venue. Il n’y a pas eu de réponse quand j’ai demandé aux autres. Ils n'étaient pas d’accord. Si je me souviens bien, elle était d’accord, c’est pour cela que j’ai plus insisté envers elle que quelqu’un d’autre. Je ne sais pas expliquer comment Valentin marchait toujours. Peut-être qu'il a eu du courage ou un instinct de survie, je ne peux pas vous dire."

Belinda Donnay a tenté de s'attribuer un rôle encore plus en retrait. " Ce n’est pas demander qu'il a fait. La troisième fois, il a exigé que je vienne. Je n’ai pas tenu Valentin, j’étais juste à côté. Je ne l’ai pas soutenu. Il marchait. Je ne sais pas pourquoi il m’a ordonné de le suivre."

Selon elle, elle n'était pas proche de Valentin au moment de la chute dans la Meuse. " Au bord de l’eau, j’étais à un mètre, un mètre et demi. Il l’a poussé dans l’eau. Jamais je n’ai pensé qu'il allait le faire, j’ai voulu me reculer et je n’ai pas réalisé tout de suite. Je n’avais plus le courage.

Selon plusieurs témoins, après les faits, elle n’a eu aucune réaction. Certains ont même déclaré qu'elle souriait et avait l'air fière. Elle a continué à vivre avec lui et des fêtes ont même eu lieu dans son studio où ont eu lieu les faits. 

"J’étais terrifiée par Alexandre, Il a menacé ma maman, je ne sortais plus de l’appartement seule. Après les faits, il m’a menacée. Il m'a dit que si je parlais, il a dit qu'il finirait par me retrouver à sa sortie", a terminé Belinda Donnay.

Une analyse qu'Alexandre Hart ne partage pas. "Je trouve cela un peu exagéré. Je trouve cela déplacé de sa part de dire des choses comme cela. On s’était mis d’accord pour dire que l’on avait travaillé sur la moto de Loïc ce soir là."

L'enquêteur a confirmé cette partie de la déclaration d'Alexandre Hart et a expliqué que Belinda Donnay n'avait jamais fait état de menaces ou de craintes envers Alexandre Hart dans le cadre de ses auditions.