Liège Artiste et jeunes du quartier, tous bénévoles, ont retroussé leurs manches.

Cette année, les Fêtes de Wallonie à Grâce-Hollogne (6, 7 et 8 septembre) se dérouleront toujours bien sur la place du Pérou mais dans un tout autre décor... Ternes et couverts de graffitis il y a encore quelques jours, les murs de l’ancienne piscine sont désormais très colorés. Cette initiative, on la doit à Samuel Labile, qui a grandi et qui vit à Grâce-Hollogne et qui n’est autre, pour la petite histoire, que l’organisateur des Fêtes de Wallonie...

"Dans le cadre du projet nommé Nomade street art, en collaboration avec l’artiste liégeois Nicolas Ravet, alias Toska, la volonté est de réhabiliter des endroits dégradés, voire à l’abandon. De redonner vie à ce qui a perdu son âme", explique Samuel Labile qui, pour mener à bien cette première réalisation place du Pérou, a souhaité s’entourer de jeunes du quartier afin de les impliquer dans un projet qui les touche directement.

"Je suis né place du Pérou, mon papa y habite toujours et je trouve désolant qu’on laisse à l’abandon le bâtiment de l’ancienne piscine depuis des années. Des projets sont évoqués depuis longtemps mais on ne voit rien venir...", dit-il. " Il n’y a même plus de Maison de jeunes. La jeunesse à Grâce-Hollogne est oubliée depuis des années et même cataloguée. C’est aussi cela qui m’a motivé à demander l’autorisation à la commune ."

C’est aussi en pensant à la jeunesse de Grâce-Hollogne qu’il émet l’idée d’y créer un skatepark. "Les lieux s’y prêtent bien puisqu’il s’agit d’une ancienne piscine. Il n’y aurait pas beaucoup d’aménagements à réaliser", estime Samuel Labile.

Les jeunes qu’il a impliqués dans ce projet de street art sont âgés de 15 à 20 ans. C’est lundi après-midi qu’ils ont commencé à donner leurs premiers coups de pinceau, sous les conseils de l’artiste. Des jeunes plutôt motivés, manifestement !

" Des zones ont été tracées et colorées dans des tons joyeux. À l’aide de pochoirs, les jeunes ont ensuite ajouté des motifs à l’intérieur des différentes formes qui avaient été réalisées. C’est très coloré et abstrait, de sorte que chacun aura sa propre lecture une fois le travail terminé ", souligne Toska.

De fait, mercredi, le travail donnait déjà lieu à certaines interprétations...