Liège

Alors que la cellule de crise ne s'était pas encore réunie, Skeyes a fait savoir qu'il n'y aura pas de contrôle aérien durant trois heures.

C’est un bilan pour le moins édifiant qui vient d’être tiré par la direction de Liege Airport. En effet, depuis le 1er mars – moment du début des actions chez Skeyes – plus de 400 vols cargo ont été concernés.

“Dans le détail, 368 vols ont été retardés, 10 vols ont été déroutés vers d’autres aéroports et 27 vols ont été annulés”, explique Christian Delcourt, le directeur de la communication de l’aéroport liégeois. “Cela représente une perte considérable pour les entreprises présentes à l’aéroport”.

C’est que, selon les autorités aéroportuaires liégeoises, “ces actions de sabotage initiées par quelques contrôleurs aériens mettent en péril l’activité économique de l’aéroport mais également du secteur du transport et de la logistique. C’est plus de 10 000 emplois qui sont menacés par le conflit en cours chez Skeyes qui déstabilise toute la chaîne logistique”.

Du coup, les acteurs de terrain, lésés par cette situation ont décidé de passer à la vitesse supérieure. “Une cellule de crise se réunira pour la première fois ce jeudi et elle rassemblera les compagnies aériennes, les manutentionnaires, les transporteurs et toute la communauté cargo de Liege Airport. Cette cellule de crise dressera le bilan socio-économique des interruptions de service de Skeyes et envisagera les actions en vue de forcer Skeyes à garantir un service de qualité sans interruption”.

Mais, avant même cette réunion, Skeyes a fait savoir qu'il n'y aurait pas de contrôleurs en suffisance cette nuit. Du coup, il n'y aura pas de contrôle aérien (du moins par Skeyes) entre 23 h 30 et 2 h 30.