La chambre du conseil de Liège a examiné la demande de non-lieu requise par le parquet en faveur de la dernière compagne de Pietro Ganci, cet homme dont le corps sans vie a été retrouvé dans son véhicule en Meuse en décembre 2018. Pour rappel, le 26 décembre 2018, la police fédérale a lancé un appel à témoin en vue de retrouver Pietro Ganci, un habitant de Bierset âgé de 52 ans qui avait disparu le 18 décembre. Etant donné la personnalité du disparu, toutes les pistes ont été examinées. Puis les autorités se sont intéressées à Sabrina P, l’ancienne compagne du quinquagénaire. C’est cette dernière qui avait annoncé la disparition de l’homme. Les conditions de cette disparition étaient pour le moins inquiétantes. 

Les déclarations de la dame ont rapidement semblé suspectes aux enquêteurs. En effet, la dame a donné des versions contradictoires. Le téléphone de l’ex-compagne avait borné peu de temps avant la disparition de son compagnon à proximité de l’endroit où le corps de ce dernier a été retrouvé à Seraing. La dame a été placée sous mandat d’arrêt du chef d’assassinat. Une autopsie a démenti toute intervention extérieure. Il est vite apparu que personne n’était intervenu dans le décès du quinquagénaire. Peu avant que sa voiture ne sombre dans les eaux glacées de la Meuse, l’homme avait fait part de son intention de se suicider après la rupture avec sa compagne. 

La première vitesse était enclenchée. Il se serait tiré une balle en plomb dans la tête. Une initiative qui a provoqué une blessure légère. Ensuite, il s’est pendu dans le fond du jardin sans parvenir à mettre fin à ses jours. Le soir des faits, Pietro Ganci avait une nouvelle fois fait part de son intention de se suicider si sa compagne ne revenait pas au domicile conjugal. Il devait se rendre chez un membre de sa famille. Alors qu'il se trouvait non loin de la Meuse, il a alors dit à la dame de quitter le véhicule. Sabrina P s’est exécutée. Elle a ensuite quitté. Elle a prévenu la police plus tard en déclarant que son compagnon avait disparu de Bierset. La famille de Pietro Ganci a demandé à ce que l’ancienne compagne comparaisse pour non-assistance à personne danger. A l'heure d’écrire ces lignes, l’ordonnance n’avait pas encore été communiquée aux parties.