Première conseillère féminine de Blegny élue en 1981 à l'âge de 23 ans, puis première échevine de la commune en 1995, Myriam Abad-Perick (PS) aura siégé durant 37 ans au sein du conseil communal. Quatrième score avec plus de 800 voix de préférence, elle avait décidé de quitter celui-ci en novembre 2018 "pour faire la place à la jeunesse". Elle ne voulait pas "faire le mandat de trop", avait-elle expliqué dans nos colonnes. La socialiste restait toutefois présidente du CPAS.

Fille d'immigré arrivé en 1937 d'Espagne à l'âge de 7 ans, Myriam Abad-Perick a toujours défendu les valeurs sociales. Dans l'interview qu'elle avait accordé à notre rédaction, elle se disait fière d'avoir pu remettre un maximum de personnes au travail et d'avoir pu booster Blegny Move "qui rassemble 80 indépendants de divers secteurs qui bénéficient au travers des chèques commerces remis à diverses occasions une certaine aura auprès de la population". Un système qui a été copié par d'autres communes depuis.

La socialiste était également la 1re vice-présidente du conseil provincial.

Un Parti socialiste en deuil

Depuis l'annonce de son décès, les témoignages pleuvent du côté des Blegnytois mais aussi des élus socialistes de la province pour partager leur peine et lui rendre un dernier hommage.

"Aurevoir Camarade... Myriam Abad-Perick est l'une des figures de l'action socialiste communale et provinciale ainsi qu'au sein d'Intradel depuis de très nombreuses années", a commenté ce jeudi sur sa page Facebook le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, attristé par la nouvelle. "Engagée et déterminée, elle avait toujours une écoute attentive pour chacune et chacun. Sa disponibilité et sa convivialité est aujourd'hui saluée par de nombreux mandataires et camarades. Femme de proximité, elle laisse un grand vide. Toutes mes pensées vont à sa famille et ses proches".