La commune de Braives est sous tension depuis plusieurs mois. En cause et pour rappel : des intimidations, menaces et autres pressions dont se seraient rendus coupables certains membres du collège à l’encontre du personnel.

Lequel est donc depuis lors sur le qui-vive. Quant au malaise déjà préexistant et qui s’est traduit dans un courrier adressé aux élus, il est toujours palpable. Et ce, malgré des tentatives de conciliation menées dès avant l’été, la dernière en date ayant eu lieu mardi.

Laquelle s’est tenue entre le collège communal d’une part et les représentants du personnel d’autre part. À l’issue de celle-ci, Thierry Gislon, permanent syndical CSC Services publics, a fait le point. Et ce dernier de faire notamment référence à l’analyse des risques psychosociaux qui a été menée par Cohezio au mois de juin.

S’il reconnaît certaines avancées, la situation est toujours problématique selon les syndicats. " Le personnel ne croit pas que les choses vont véritablement changer et que la confiance se rétablira ", a ainsi souligné Thierry Gilson, mettant en évidence la personnalité du bourgmestre Pol Guillaume (MR) qui serait problématique.

De son côté contacté par nos soins, l’élu libéral estime que " l’apaisement est désormais de mise même si tout le monde n’est pas satisfait ". Pour le maïeur, visé au premier chef par les griefs au même titre que l’ancien échevin Stéphane Rocour (MR), il faudra du temps afin de mettre en œuvre les mesures préconisées.

Parmi celles-ci, il évoque la désignation d’un manager de crise et la mise sur pied d’une task force qui sont déjà effectives ainsi que le lancement du recrutement d’un nouveau DG. À noter enfin qu’un point de la situation est prévu lors du conseil de lundi soir.

Bruno Boutsen