Pour l’échevine des Finances Christine Defraigne, également en charge de l’Égalité Femme-Homme, la position du Collège est tout sauf une attaque envers les travailleurs du sexe… que du contraire. Elle rappelle d’ailleurs que Liège est loin d’être la plus "dure" en la matière. Et souligne "l’esprit" de cette mesure. "Cette taxe a d’abord été votée en 2019 et il y a un recours mais pas des travailleuses du sexe, bien des propriétaires des bars… Je suis assez interpellée par la fonction de ces requérants, cela mériterait une analyse… Cela étant, il faut aussi préciser que cette taxe à Liège n’avait plus bougé depuis 19 ans, nous avons juste répondu à la recommandation de la Tutelle qui demandait de fixer la taxe à 18 000 euros. À Charleroi elle est à 17 000, nous l’avons fixée à 15 000. Je tiens donc à souligner que cette taxe n’est pas destinée à prendre position dans ce débat. Ceux qui me connaissent savent toutefois ce que je pense, la prostitution est autorisée, pas le proxénétisme. Et ceci est aussi une façon de lutter contre la traite des êtres humains".