L’avenir de Liège passe par la voie d’eau… et malgré les chiffres du transport fluvial en forte diminution depuis la fermeture de la phase à chaud (sidérurgie), les discours restent braqués sur cette idée.

Dans ce cadre, depuis plus de 10 ans également, le projet de plate-forme multimodale Trilogiport (eau-rail-route) destinée à accueillir une nouvelle zone portuaire au sein du port autonome de Liège (le 3e port intérieur européen), est perçu comme un projet primordial pour la région liégeoise.

Un projet qui fait consensus au niveau politique, c’est assez rare pour être souligné. La position stratégique de la plate-forme, entre la Meuse et le Canal Albert, au coeur de l’Europe fait donc du projet ce qu’il est...

Après le rejet du recours en suspension sur le projet, les ministres wallons Carlo Di Antonio et Philippe Henry, en charge des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire, n’étaient dès lors pas peu fiers ce mardi, aux côtés des maïeurs de Visé, d’Oupeye et de Herstal mais aussi de Willy Demeyer, président du Port autonome, d’annoncer le lancement des travaux… enfin !

Concrètement, ce chantier vise donc à installer une plateforme de 120 ha (dont 40 ha en zone tampon entre) et devrait durer deux années complètes.. La première phase, qui débutera dans quelques jours, consistera à aménager cette plate-forme; elle durera 12 mois.

Suivra la phase 2, qui concerne l’aménagement du pont Nord et de la voirie de Liaison entre l’E 25 et la N 618. C’est par ce pont Nord que le charroi devra principalement passer.

Mais le Trilogiport… ce sera quoi ? Entre la Meuse et le Canal Albert, il s’agira de créer ici une activité génératrice de quelque 2.000 emplois.

Pas question de se limiter au chargement et au déchargement des marchandises, précise Émile-Louis Bertrand, directeur faisant fonction du port autonome. Une zone logistique doit permettre à des entreprises de créer une valeur ajoutée aux marchandises qui transiteront par Liège (en provenance de ports comme Anvers ou Rotterdam).

Durant les travaux, on assure, logiquement, un transport des matériaux par la voie d’eau… les riverains sont vigilants. Précisons que des engagements concernant la mise en activité du site (fin 2015 au mieux) sont pris. Elle ne pourra avoir lieu que lorsque toutes les connexions seront réalisées. Le site de Chertal, au sud des terrains, sera également sollicité pour pénétrer sur ce site.